orbisolyx.com arnaque : inscrit par le régulateur dès février 2026

Le 3 février 2026, le régulateur français a inscrit orbisolyx.com sur son fichier des sites non autorisés, sous le libellé « Forex ». Notre propre enquête, publiée deux mois plus tard, décrivait la vitrine de trading sans jamais nommer l’adresse du site concerné : ce manque est corrigé ici. Les éléments réunis depuis établissent qu’orbisolyx.com ne produisait aucun document légal, aucun agrément et aucun élément chiffré vérifiable. Le nom reste tenu jusqu’en août 2027, et l’adresse répond encore, mais la vitrine n’est plus servie.

Le régulateur français a inscrit ce nom le 3 février 2026

L’inscription d’orbisolyx.com au fichier des sites non autorisés du régulateur français porte la date du 3 février 2026, sous le libellé « Forex ». Cette inscription était publiquement accessible sur les listes de l’AMF bien avant que BrokerDefense ne publie son propre relevé, le 2 avril 2026. L’article d’origine décrivait la plateforme, ses arguments commerciaux et son interface, mais ne nommait à aucun moment l’adresse du site qu’il décrivait. C’est cette lacune que la présente réécriture corrige en premier lieu.

La même édition du fichier du régulateur comporte, à la même date du 3 février 2026, quatre autres noms : aurudium.com, capexgo.com, webtrader.capexgo.net et nevixen.com. La concordance de date constitue une vague d’inscriptions, non la preuve d’un exploitant commun : aucun élément du dossier ne permet d’affirmer que ces adresses dépendent d’une même entité. Deux autres noms, sandkasteelinvesting.pro et teslaminingprogram.com, portent quant à eux la date du 27 février 2026.

Malgré cette inscription, le nom orbisolyx.com n’a pas été abandonné. Les relevés du registre du 25 septembre 2026 confirment que la tenue du domaine a été reconduite, et que le dossier a été modifié le 3 août 2026, soit six mois après l’inscription du régulateur. La plateforme a donc été maintenue activement après la mise en garde.

Notre dossier sur aurudium.com, autre vitrine de trading inscrite le même jour sans identité documentée, complète ce panorama.

Dernière mise à jour : 25/09/2026

Notre enquête d’avril décrivait la vitrine sans jamais nommer son adresse

Le relevé d’avril 2026 portait sur la page /en/home d’une vitrine de trading en anglais présentée sous le nom Orbisolyx, avec le slogan « Orbisolyx understands traders’ needs ». La page d’accueil annonçait un accès au forex, aux crypto-actifs et aux actions, des comptes présentés comme modifiables à tout moment et des « Flexible Account Choices » adaptés à tous les niveaux.

Quatre arguments structuraient la présentation commerciale. Le premier, « Making Trading Effortless », promettait une prise en main sans friction. Le deuxième, « Reliable Safety Protocols », affirmait que les fonds et les informations personnelles étaient protégés par des « advanced security protocols », sans préciser lesquels. Le troisième, « Supporting Trader Development », mentionnait des calculatrices, des graphiques et des ressources éducatives. Le quatrième présentait l’inscription comme la voie d’accès aux « Right Opportunities ».

Aucun de ces quatre points n’était accompagné d’un seul élément chiffré : pas de produit décrit, pas de spread ni de commission, pas d’effet de levier, pas de dépôt minimum. L’accès annoncé au forex, aux crypto-actifs et aux actions ne s’appuyait sur aucune liste de paires ou d’instruments. Une version française de la vitrine existait sous /fr/home, servie par le même module de traduction issu d’un prestataire tiers, chargé sur toutes les pages.

Un domaine déposé en août 2025 et reconduit jusqu’en août 2027

Selon les relevés du registre du 25 septembre 2026, orbisolyx.com a été enregistré le 5 août 2025. La tenue du nom court jusqu’au 5 août 2027. Le dossier a été modifié pour la dernière fois le 3 août 2026, ce qui établit une reconduction délibérée postérieure à l’inscription du régulateur français.

Le titulaire est masqué. Le bureau d’enregistrement est Tucows Domains Inc. (identifiant IANA 69). Les serveurs de noms sont drew.ns.cloudflare.com et naomi.ns.cloudflare.com. Le DNSSEC n’est pas signé. Des statuts de transfert interdit et de modification interdite ont été posés par le bureau d’enregistrement, ce qui rend le nom difficile à déplacer ou à modifier sans lever ces verrous.

Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.

Le dossier de capexgo.com, plateforme de trading inscrite le même jour par le régulateur, présente une configuration de domaine comparable.

Servi aujourd’hui : une coquille applicative de huit cents octets

Les relevés du 25 septembre 2026 montrent qu’orbisolyx.com répond encore, mais ne sert plus rien d’exploitable. L’adresse principale, sa variante www, le chemin /en/home et un chemin interne renvoient tous un code HTTP 200 avec le même document de 800 octets. Ce document présente un titre de page vide, une description vide, des mots-clés vides et une adresse canonique vide. Le conteneur d’application ne contient qu’un message : « You need to enable JavaScript to run this app ». La vitrine commerciale n’est plus servie.

Le fichier de configuration public révèle deux détails significatifs : l’existence d’un chemin d’interface interne (/brs) et un champ réservé au nom de domaine du site, laissé vide. Le serveur web est nginx/1.30.3. Le paquet de script principal pèse environ 230 000 octets, la feuille de style environ 216 000 octets. La mise en page s’appuyait sur Bootstrap 5.2.3 et la police Red Hat Display chargée depuis le service de polices de Google. Le certificat Let’s Encrypt, au nom orbisolyx.com, est valide et sa chaîne vérifiée. Le fichier robots.txt autorise l’ensemble des robots.

Les copies de pages conservées par un service public de dépôt permettent de dater la fin de l’exploitation. Une première copie a été déposée le 7 novembre 2025, portant sur la racine et /fr/home. Une série de copies couvrant la racine, le fichier runtime-config.js, la feuille de style, le paquet de script, robots.txt et sitemap.xml a été réalisée entre le 4 et le 7 février 2026. Des copies supplémentaires ont été déposées les 21 avril, 16 mai et 13 juin 2026. À partir de la série de février 2026, l’empreinte de la page racine est identique d’une copie à l’autre : le document servi n’a plus changé, ce qui situe la fin de la vitrine à cette période.

Ce que la vitrine n’a jamais produit : exploitant, agrément, comptes publiés

Aucun nom de société n’apparaît dans les documents conservés au dossier. Aucun numéro d’immatriculation, aucun pays de domiciliation, aucune mention légale. La vitrine ne comportait ni pied de page légal, ni conditions générales accessibles, ni politique de confidentialité, ni bloc de contact nominatif. Aucune autorité de tutelle n’était nommée, aucun agrément revendiqué.

Les vérifications conduites le 25 septembre 2026 confirment cette absence. Le fichier des sites non autorisés du régulateur français comporte le nom depuis le 3 février 2026. Aucune fiche n’est attachée à ce nom sur le service public qui note les sites marchands : cette absence ne constitue pas une validation, elle signifie simplement que le site n’y est pas référencé. Ne pas figurer dans un fichier d’alerte n’équivaut pas à être autorisé : la situation d’orbisolyx.com illustre précisément l’inverse, puisque le régulateur a inscrit le nom sans que la plateforme ait jamais produit le moindre document établissant sa légitimité.

Après un versement : réunir les preuves, puis saisir le juge

Si des fonds ont été versés à cette plateforme, la priorité immédiate est de constituer un dossier documentaire complet avant que des éléments disparaissent. Les pièces utiles comprennent le relevé remis par la banque ou par le prestataire de paiement, retraçant chaque virement, les captures d’écran du tableau de bord de la plateforme et des soldes affichés à différentes dates, l’ensemble des messages échangés par courriel, messagerie ou téléphone, les justificatifs de dépôt et les ordres passés. Ces pièces constituent la matière première de toute procédure.

Pour connaître la marche à suivre pour déposer plainte dans ce type de dossier, consultez notre page dédiée aux procédures pénales.

Maître Goce Novakov, avocat relevant de l’Ordre des avocats de Paris, revient sur la condamnation prononcée par le tribunal judiciaire de Créteil dans un dossier d’escroquerie et sur le rôle des relevés bancaires dans ce type de procédure.

FAQ

Que signifie concrètement l’inscription d’orbisolyx.com au fichier des sites non autorisés du régulateur français ?

Cette inscription, datée du 3 février 2026 sous le libellé « Forex », signifie que le régulateur français a établi qu’orbisolyx.com proposait des services d’investissement sans y être habilité. Elle ne déclenche pas un retrait forcé du nom, mais elle constitue un avertissement public opposable : tout intermédiaire bancaire ou prestataire de paiement qui y est confronté peut refuser d’exécuter des virements vers cette adresse, et toute personne qui a traité avec la plateforme après cette date ne peut pas se prévaloir d’une ignorance de sa situation réglementaire.

Le domaine orbisolyx.com est tenu jusqu’en août 2027 : la vitrine peut-elle être remise en service à cette adresse ?

Techniquement, oui. Le nom est actif, le serveur répond, et les fichiers applicatifs sont encore présents. Rien n’empêche l’exploitant de réactiver un contenu à cette adresse avant la fin de la tenue, en août 2027. L’inscription au fichier des sites non autorisés du régulateur français demeure : toute réactivation de la vitrine sous ce nom s’effectuerait sous le même libellé d’alerte, sans que la situation réglementaire ait changé.

Des fonds ont été versés à orbisolyx.com : quelles pièces est-il indispensable de conserver dès maintenant ?

Il faut réunir sans délai les relevés bancaires ou de l’établissement de paiement couvrant chaque virement, les captures d’écran du tableau de bord de la plateforme avec les soldes affichés à différentes dates, l’ensemble des messages reçus ou envoyés par courriel ou messagerie, les justificatifs de dépôt et les confirmations d’ordres. Ces documents constituent le socle de tout recours, qu’il soit pénal ou civil. Plus le temps passe, plus certaines de ces pièces risquent de ne plus être accessibles.

L’histoire d’orbisolyx.com est celle d’une interface de trading présentée comme complète et sécurisée, qui ne produisait aucun document légal, aucun agrément et aucun chiffre vérifiable, et qui a été inscrite au fichier des sites non autorisés du régulateur français deux mois avant que notre enquête d’origine n’en décrive le contenu, sans jamais en nommer l’adresse. Aujourd’hui, l’enveloppe technique répond encore, le nom reste tenu, mais la vitrine ne sert plus rien. Celles et ceux qui ont versé des fonds à cette plateforme dans l’intervalle se retrouvent face à une adresse active qui ne rend plus de compte. BrokerDefense peut évaluer les éléments de votre dossier et vous orienter vers les démarches adaptées à votre situation.

Article réécrit le 25/09/2026

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