Event Topmedia 017 avis : 30 % promis sur Euronext, sans société

Le 28 août 2024, BrokerDefense publiait une enquête sur la vitrine Event Topmedia 017, une prétendue plateforme d’investissement qui promettait une croissance anticipée de 30 % en 2024 adossée à Euronext, sans jamais révéler le nom d’une société, une adresse, un numéro d’enregistrement ni la moindre mention d’une régulation. Derrière un chiffre flatteur et une référence à l’une des places boursières les plus connues d’Europe, l’enquête ne trouvait qu’un vide juridique complet, conduisant au verdict sans appel d’un « piège bien ficelé ».

Event Topmedia 017 : 30 % de croissance promis sur Euronext, sans société derrière

La vitrine Event Topmedia 017 se présentait comme une plateforme prometteuse, et son argument central tenait en quelques mots : une croissance anticipée de 30 % en 2024, portée par l’attrait d’Euronext. Ce chiffre, précis, ambitieux, avancé sans aucun document à l’appui, constituait le cœur du discours commercial. Or, derrière cette promesse chiffrée, l’enquête du 28 août 2024 ne trouvait aucune société susceptible de l’assumer. Aucun nom d’entreprise, aucun numéro d’enregistrement, aucune adresse géographique ne figuraient sur la vitrine.

Le contraste était saisissant : d’un côté, un rendement précis accompagné du nom d’une place boursière européenne de premier rang ; de l’autre, une opacité totale sur l’identité de l’entité qui formulait cette promesse. Qui s’engageait à délivrer ces 30 % ? L’enquête ne pouvait pas répondre à cette question fondamentale, faute d’un quelconque élément d’identification. L’absence de toute information légale rendait impossible de vérifier si cet acteur existait légalement, s’il était établi quelque part, et s’il relevait d’une supervision réglementaire.

Deux ans plus tard, le nom Event Topmedia 017 ne laisse aucune trace tangible : aucune structure n’a été identifiée derrière ce nom, aucune information publique exploitable n’a émergé depuis l’enquête initiale. Ce silence confirme le diagnostic posé dès août 2024.

Dernière mise à jour : 08/09/2026

Une présentation appuyée sur l’attrait d’Euronext et le registre de la réussite

Le discours de la vitrine Event Topmedia 017 reposait sur un levier bien choisi : Euronext. En associant ses promesses à cette place boursière reconnue, la vitrine empruntait une forme de crédibilité qu’elle n’avait pas construite elle-même. Le nom d’Euronext n’est pas anodin dans l’imaginaire des épargnants : il évoque des marchés réglementés, des entreprises cotées, un cadre institutionnel sérieux. L’invoquer sans appartenir à cet univers constituait, selon l’analyse de 2024, une manœuvre de séduction fondée sur l’association d’idées plutôt que sur des faits vérifiables.

L’enquête relevait également le rôle probable d’éléments visuels propres à renforcer l’illusion de légitimité. Des graphiques de croissance et des symboles de réussite, caractéristiques de ce type de montage, contribuaient selon l’analyse à créer une atmosphère rassurante, conçue pour que le visiteur se projette davantage dans le gain promis que dans les vérifications à effectuer. Ce procédé visait à susciter des décisions rapides, avant que la réflexion ne s’installe et que les questions élémentaires ne surgissent.

Aucune information concrète ne venait étayer la promesse de 30 %. Ni historique de performance, ni document contractuel, ni référence à un fonds ou à un produit financier réel. Le chiffre flottait seul, paré du prestige emprunté d’Euronext, suffisant pour capter l’attention d’un investisseur potentiellement pressé ou insuffisamment méfiant.

Ni société, ni adresse, ni régulation : l’opacité complète de la vitrine

L’enquête d’août 2024 avait méthodiquement cherché les informations minimales qu’un acteur financier légitime est tenu de fournir. La conclusion était sans nuance : Event Topmedia 017 ne communiquait aucun nom de société, aucune adresse, aucun numéro d’enregistrement. Rien ne permettait de rattacher la vitrine à une personne morale identifiable, à un pays d’établissement, ni à un quelconque registre du commerce.

La page de mentions légales, que l’enquête avait consultée, n’apportait aucun détail utile. En principe, cet espace mentionne l’identité de l’éditeur, ses coordonnées complètes et, pour un acteur proposant des services financiers, les références à son agrément ou à sa supervision. En l’occurrence, cette page ne renseignait rien d’exploitable, confirmant que la vitrine avait été conçue pour paraître conforme sans l’être.

L’absence de toute mention de régulation était particulièrement significative. Un intermédiaire financier autorisé à proposer des placements en France ou en Europe est enregistré auprès d’une autorité compétente et l’indique en principe clairement. Event Topmedia 017 ne mentionnait ni agrément, ni autorité de tutelle, ni code d’identification. L’enquête soulignait qu’il était en conséquence impossible de vérifier si cet acteur était soumis à une supervision réglementaire quelconque, ce qui constituait en soi un motif suffisant pour ne pas lui confier de fonds.

Le verdict de l’enquête d’août 2024 : des promesses sans preuve

L’enquête publiée par BrokerDefense le 28 août 2024 concluait sans détour : Event Topmedia 017 était un « piège bien ficelé ». La formule désignait précisément la mécanique à l’œuvre : une promesse de rendement suffisamment précise pour paraître sérieuse, adossée à un nom reconnu pour emprunter sa légitimité, mais dépourvue de tout ancrage juridique ou institutionnel réel. L’enquête qualifiait ce montage de « stratégie d’escroquerie classique », jouant sur les rêves de richesse rapide pour attirer des investisseurs insuffisamment avertis.

Le diagnostic reposait sur la combinaison de deux constats : l’absence des informations de base que tout acteur légitime fournit, et la présence d’un discours manipulateur conçu pour contourner la méfiance naturelle des épargnants. Ce n’était pas simplement un manque de transparence par négligence : l’articulation entre le chiffre flatteur, la référence à Euronext et le vide juridique complet suggérait une construction délibérée.

En septembre 2026, deux ans après cette enquête, le nom Event Topmedia 017 ne renvoie à aucune structure identifiable. Aucune information nouvelle n’a permis de lever le voile sur l’identité de l’entité qui se cachait derrière cette vitrine. Cette absence durable confirme le diagnostic de 2024 : il n’y avait rien de solide derrière la promesse.

Fin août 2024 : des enquêtes en série sur les promesses sans preuve

La publication de l’enquête sur Event Topmedia 017 le 28 août 2024 s’inscrivait dans un mouvement documentaire plus large. La veille, le 27 août, BrokerDefense avait consacré deux enquêtes à des vitrines relevant du même constat : Actualité Placement, dont les promesses de rendement étaient formulées sans aucun élément de preuve, et Groupe Ventura, une autre vitrine aux assertions sans données concrètes à l’appui. Ces enquêtes successives témoignaient de la concentration, à cette période, de vitrines construites sur le même modèle : une promesse chiffrée ou une ambition affichée, sans identité vérifiable derrière.

En septembre 2026, le procédé n’a pas disparu. Le 7 septembre 2026, BrokerDefense documentait Quantiumax.one, une plateforme blacklistée par l’AMF le 4 septembre 2026 et toujours en ligne à la date de l’enquête. Les mécanismes relevés dans ce cas récent (fausse légitimité, promesses de gains, absence de régulation réelle) rappellent ceux identifiés deux ans plus tôt. Ces entités n’ont aucun lien établi entre elles ; ce qui les réunit, c’est uniquement la persistance d’un procédé que les enquêtes de BrokerDefense continuent de documenter.

Event Topmedia 017 : les démarches après un versement de fonds

Si vous avez versé des fonds à la suite d’une sollicitation liée à Event Topmedia 017, la première décision à prendre est d’interrompre immédiatement tout versement supplémentaire, quel que soit l’argumentaire présenté pour en justifier la nécessité. Dans ce type de schéma, les demandes de versements complémentaires se multiplient souvent sous divers prétextes une fois qu’un premier contact a débouché sur un paiement.

Rassemblez sans attendre l’ensemble des éléments en votre possession : relevés de virements, captures des pages consultées, échanges écrits reçus, courriels ou tout autre document. Ces traces constituent la matière première d’un dossier, indispensable pour toute démarche ultérieure. Signalez les opérations à votre établissement bancaire afin d’examiner les possibilités d’opposition ou de rappel de fonds selon les délais applicables.

La liste noire des acteurs non autorisés publiée par l’AMF permet de vérifier si un intermédiaire qui vous contacte aujourd’hui a déjà été signalé par le régulateur. Pour la suite des démarches, notre page dédiée aux plaintes pénales détaille la marche à suivre pour déposer une plainte.

Contactez notre service d’aide aux victimes

La situation des personnes qui ont versé des fonds après une sollicitation d’Event Topmedia 017 présente une particularité : la promesse était chiffrée, mais aucune société n’était identifiable. Cette absence de nom à mettre en cause peut sembler décourageante, mais elle ne fait pas disparaître les mouvements bancaires, qui gardent la trace des fonds transférés. C’est précisément sur cette réalité que Maître Anne Bernard-Dussaulx, avocate au barreau de Paris, apporte des réponses concrètes dans la vidéo ci-dessous : comment constituer un dossier solide même sans interlocuteur identifié, quelles démarches précontentieuses engager, comment signaler les faits aux autorités compétentes, porter plainte pénalement et rechercher une indemnisation des sommes perdues.

Event Topmedia 017 : les questions des épargnants

Event Topmedia 017 est-il une arnaque ?

Selon l’enquête publiée par BrokerDefense le 28 août 2024, Event Topmedia 017 présentait toutes les caractéristiques d’une arnaque classique : une vitrine qui promettait une croissance anticipée de 30 % en 2024 sur Euronext sans fournir aucun élément vérifiable, sans nom de société, sans adresse, sans numéro d’enregistrement ni mention de régulation, avec une page de mentions légales vide de tout détail utile. L’enquête y voyait un piège jouant sur les rêves de richesse rapide, monté pour attirer des fonds avant de disparaître.

Que faire si j’ai versé des fonds après une sollicitation liée à Event Topmedia 017 ?

La première consigne est de ne plus répondre à aucune demande de paiement supplémentaire, quel que soit le prétexte avancé. Rassemblez les relevés des virements, les captures des échanges et des pages, ainsi que les courriels reçus : ces éléments constituent le socle d’une éventuelle action. Signalez les opérations à votre banque afin d’étudier les possibilités d’opposition ou de rappel, puis envisagez le dépôt d’une plainte pénale, dont notre page dédiée détaille la marche à suivre ; notre service d’aide aux victimes peut vous accompagner dans ces démarches. La liste noire des acteurs non autorisés publiée par l’AMF permet aussi de vérifier si un intermédiaire qui vous sollicite aujourd’hui a déjà été signalé.

Pourquoi une promesse de 30 % de croissance sur Euronext est-elle un signal d’alerte ?

Une promesse de rendement aussi précise, adossée au seul prestige d’une place boursière réputée, devient un signal d’alerte dès lors que rien ne permet de l’étayer : aucun document, aucun historique, aucune société identifiable, aucune régulation. Un acteur légitime qui propose des services financiers indique qui il est, où il est établi et sous quelle supervision il opère. L’absence de ces repères, combinée à un chiffre flatteur mis en avant pour susciter l’enthousiasme, constitue le mécanisme type des escroqueries aux faux investissements documentées par BrokerDefense.

Event Topmedia 017 illustre un procédé dont l’efficacité repose sur un déséquilibre délibéré : une promesse de rendement chiffrée, rendue crédible par l’association au nom d’Euronext, face à une opacité totale sur l’identité, l’adresse et la régulation de l’entité qui la formulait. Les personnes qui ont versé des fonds après une telle sollicitation ne sont pas démunies pour autant, à condition d’agir sans tarder et de rassembler les preuves disponibles. Avant de confier des sommes à un intermédiaire proposant des placements, vérifier son identité, son enregistrement et sa supervision réglementaire reste le premier réflexe à adopter : c’est précisément ce que BrokerDefense applique systématiquement dans chacune de ses enquêtes.

Article réécrit le 08/09/2026

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