Sommaire
- Hfmarketsx.com : le nom du courtier HF Markets repris, puis effacé du registre
- Ce que promettait la vitrine : un décor de leader mondial du trading
- Une identité jamais livrée : ni société, ni adresse, ni agrément
- Des certificats délivrés pour plusieurs noms, tous muets depuis
- Du décor d’avril 2024 à l’effacement du nom de domaine
- Quelles suites après un virement versé sur hfmarketsx.com
- Les questions restées sans réponse après l’effacement
Hfmarketsx.com : le nom du courtier HF Markets repris, puis effacé du registre
La vitrine analysée en juin 2024 se présentait sous l’enseigne « HF Markets, le leader mondial du trading en ligne ». Elle affichait cette dénomination en bonne place, dans une formule d’accueil rédigée en anglais, sans jamais indiquer qui l’exploitait, dans quel pays elle était enregistrée ni sous quelle autorité de tutelle elle prétendait exercer. Le nom choisi n’était pas anodin : « HF Markets » est celui d’un courtier établi, dont le portail officiel se trouve aujourd’hui à l’adresse hfm.com, vers laquelle l’adresse hfmarkets.com redirige. La vitrine hfmarketsx.com n’avait aucun lien avec cet acteur, ce que confirme l’absence totale de toute information d’identification. Il s’agissait d’une usurpation de marque, procédé que l’on retrouve dans d’autres dossiers du même type, comme le clone d’un courtier agréé dénoncé en septembre 2026.
Ce qui rend ce dossier particulièrement révélateur, c’est la combinaison de deux éléments. D’un côté, une vitrine qui a emprunté délibérément le nom d’un acteur connu du courtage en ligne pour se donner une apparence de légitimité, sans jamais livrer la moindre information vérifiable sur son exploitant réel. De l’autre, un effacement complet du nom de domaine hfmarketsx.com : ce nom ne répond plus à aucune requête DNS et ne figure plus parmi les noms enregistrés dans le registre .com. La disparition est totale. Une plateforme qui s’était présentée comme un leader mondial a cessé d’exister sans laisser d’adresse, sans communiquer de coordonnées et sans qu’aucun exploitant n’ait jamais été identifié.
Le paradoxe est saisissant : une vitrine qui avait investi dans un habillage commercial soigné, emprunté une marque reconnue et déployé une infrastructure technique complète a disparu sans avoir fourni une seule information permettant de savoir qui l’animait. L’emprunt du nom « HF Markets » visait à rassurer les visiteurs en leur faisant croire qu’ils avaient affaire à un acteur sérieux. L’effacement du domaine, lui, traduit une rupture brutale avec toute apparence de continuité. Le courtier homonyme, dont le portail est accessible à hfm.com, exerce toujours normalement et n’a aucun lien avec cette vitrine.
Dernière mise à jour : 11/09/2026
Ce que promettait la vitrine : un décor de leader mondial du trading
Dès la page d’accueil, hfmarketsx.com posait une affirmation forte : elle se présentait comme « le leader mondial du trading en ligne ». La formule d’accueil, rédigée en anglais sous la forme « Welcome to HF Markets, the global leader in online trading », donnait immédiatement le ton d’une plateforme internationale de premier rang. Les produits proposés couvraient le Forex, les matières premières et les indices, soit un catalogue standard parmi les offres de trading en ligne, suffisamment large pour paraître crédible et suffisamment générique pour ne rien révéler d’une expertise réelle.
La promesse associée à ces produits reposait sur un registre de confiance : la vitrine annonçait un environnement sûr et transparent, deux qualificatifs qui constituent précisément ce qu’une personne cherche à vérifier avant de confier de l’argent à une plateforme. Le mot « transparent » était d’autant plus frappant qu’aucune des informations permettant de vérifier cette transparence n’était présente sur le site. Pas de nom de société, pas d’autorité de tutelle, pas de page de mentions légales. La promesse de sécurité était formulée sans le moindre élément factuel pour l’étayer.
L’habillage visuel renforçait cette mise en scène : des photographies de personnes souriantes, des graphiques de trading dynamiques, des paysages urbains évoquant les grandes places financières mondiales. Ce type de décor est conçu pour produire une impression de solidité et de succès, non pour informer. Il importe de le rappeler clairement : un habillage commercial soigné, aussi réussi soit-il visuellement, ne remplace jamais l’identification d’un exploitant. Ce sont les mentions légales, les coordonnées vérifiables et le numéro d’agrément qui permettent de distinguer un prestataire régulier d’une vitrine sans substrat réel.
Une identité jamais livrée : ni société, ni adresse, ni agrément
La vitrine hfmarketsx.com ne mentionnait aucune dénomination sociale. Aucun nom de société, aucun pays d’enregistrement, aucun numéro d’immatriculation. Une plateforme de trading opère nécessairement dans un cadre juridique : elle est enregistrée quelque part, sous un statut juridique précis, et cette information doit être accessible au visiteur. L’absence totale de ces données signifie qu’il n’existe aucun moyen légal d’identifier le cocontractant auquel un utilisateur confierait ses fonds. C’est le premier signal d’alerte que tout épargnant devrait repérer avant d’aller plus loin.
Aucun numéro de téléphone, aucune adresse physique, aucune adresse e-mail n’était indiqué, ni en pied de page, ni dans une rubrique de contact, ni dans une page de mentions légales, qui n’existait tout simplement pas. De même, aucune autorité de tutelle n’était citée, aucun numéro d’enregistrement auprès d’un régulateur financier n’apparaissait. Les plateformes autorisées à proposer des services d’investissement en Europe sont tenues d’afficher leur agrément et le nom de l’autorité qui le délivre. Cette obligation n’est pas une formalité : elle est le fondement sur lequel repose la protection de l’investisseur.
La vitrine ne mentionnait pas davantage de date de création, ni pour le site lui-même, ni pour une éventuelle société. L’ensemble de ces absences rendait toute vérification impossible. Un visiteur souhaitant vérifier l’existence légale de la plateforme, consulter un registre officiel ou contacter un service client n’avait aucun point d’entrée. Cette opacité n’est pas accidentelle dans ce type de montage : elle est constitutive du fonctionnement d’une vitrine qui repose sur l’apparence empruntée à une marque connue, et non sur une réalité juridique propre.
Des certificats délivrés pour plusieurs noms, tous muets depuis
Les traces techniques laissées par hfmarketsx.com révèlent une infrastructure plus élaborée qu’une simple page de présentation. Des certificats de sécurité avaient été délivrés en série par des autorités de certification pour le domaine principal et pour deux sous-domaines : web.hfmarketsx.com, qui correspondait à un espace client, et admin.hfmarketsx.com, qui désignait une interface d’administration. La présence de ces deux sous-domaines indique qu’une plateforme opérationnelle avait été déployée, avec un accès utilisateur et un back-office distinct, ce qui va bien au-delà d’une vitrine statique.
Ces mêmes certificats couvraient également d’autres noms de domaine, notamment hfmarketst.com, h5.coinjarukpro.com et www.bestecions.com. Aucun de ces noms ne répond aujourd’hui, tous sont muets. Il serait inexact d’affirmer que ces noms relevaient du même opérateur : aucun élément ne permet de l’établir. Ce que l’on peut constater, c’est la disparition simultanée de l’ensemble de ces adresses, sans qu’aucune information sur leurs exploitants respectifs n’ait jamais été rendue publique. Cette convergence de disparitions est un fait documenté, non une imputation.
Du décor d’avril 2024 à l’effacement du nom de domaine
Les premières copies archivées de hfmarketsx.com remontent à avril 2024. La vitrine était alors pleinement opérationnelle, avec sa présentation de leader mondial du trading, ses images soignées et ses promesses de transparence. La dernière copie complète et fonctionnelle date du 10 juin 2024, jour où la première analyse du site a été réalisée. À ce moment, la plateforme affichait l’ensemble de ses éléments visuels et commerciaux, sans que rien ne laisse deviner l’imminence de sa disparition.
Le délitement s’est ensuite produit rapidement. Début juillet 2024, les copies archivées ne montraient plus qu’une page réduite à son titre, dépourvue de son contenu habituel. À partir du 24 juillet 2024, les copies suivantes ne renvoyaient plus que des réponses d’erreur côté serveur, signe que l’hébergement d’origine avait cessé de fonctionner. En mars 2025, le serveur renvoyait une page 404. En avril 2025, les requêtes se heurtaient à un refus d’accès. Ce cycle de dégradation progressive est caractéristique d’une infrastructure abandonnée, non d’une plateforme en maintenance. À aucun moment de ce processus, un exploitant n’a été identifié, aucun nom n’a été associé à ce domaine. Le dossier de hfmarketsx.com rappelle à cet égard celui d’une autre vitrine de trading dont le nom a été effacé du registre, documentée quelques jours plus tard.
Aujourd’hui, le nom hfmarketsx.com ne répond plus à aucune requête DNS et ne figure plus parmi les noms enregistrés dans le registre .com. L’effacement est complet. Aucune inscription concernant cette vitrine n’a été trouvée dans les listes publiques de mise en garde des régulateurs consultées, et aucune société correspondant à ce nom n’a été identifiée dans les registres accessibles au public. La vitrine a existé quelques mois sous l’emprunt d’un nom connu, puis a disparu sans laisser de trace nominative.
Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Quelles suites après un virement versé sur hfmarketsx.com
La disparition du domaine ne fait pas disparaître les conséquences financières pour les personnes qui ont versé des fonds à cette plateforme. La première démarche consiste à rassembler toutes les preuves disponibles : captures d’écran de la plateforme telle qu’elle apparaissait, échanges écrits avec les interlocuteurs de la vitrine, relevés bancaires et justificatifs de virement. Ces éléments constituent la matière première de tout dossier, qu’il soit destiné à une banque ou à une juridiction.
Vient ensuite le signalement écrit à sa propre banque, sans attendre. Un établissement financier peut être sollicité pour bloquer ou contester un virement, dans les délais et selon les conditions prévus par la réglementation applicable. Parallèlement, l’examen d’une plainte pénale permet de constituer un dossier exploitable et de faire constater les faits par une autorité compétente. Ces deux démarches ne s’excluent pas : elles se complètent.
Consulter la liste noire des acteurs non autorisés publiée par l’AMF reste utile avant toute démarche, et permet de vérifier si d’autres noms proches ont déjà été signalés.
BrokerDefense consacre au dépôt de plainte pénale une page dédiée aux plaintes pénales qui détaille les démarches à suivre.
Contactez notre service d’aide aux victimes
Une procédure engagée contre un courtier indélicat peut aboutir à une indemnisation totale devant le tribunal : c’est ce que montre un dossier récent dans lequel les manquements aux obligations fixées par l’AMF ont été retenus contre le courtier, et où la responsabilité d’une banque a été engagée pour défaut de vigilance lors du traitement des opérations. Maître Goce Novakov, avocat au barreau de Paris et avocat partenaire de BrokerDefense, présente dans la vidéo ci-après le détail de cette affaire et les fondements juridiques sur lesquels reposait la condamnation obtenue.
Les questions restées sans réponse après l’effacement
Non. La marque HF Markets appartient à un courtier établi, dont le portail officiel se trouve aujourd’hui à l’adresse hfm.com, vers laquelle l’adresse hfmarkets.com redirige. La vitrine analysée en juin 2024 se contentait d’emprunter ce nom : elle n’indiquait ni société, ni adresse, ni autorité de tutelle, et n’entretenait aucun lien avec cet acteur. Une plateforme qui se présente sous une marque connue sans en établir la filiation doit être considérée comme suspecte.
Le nom hfmarketsx.com ne répond plus à aucune requête DNS et ne figure plus parmi les noms enregistrés dans le registre .com. Des copies archivées montrent qu’il portait encore la vitrine en juin 2024, puis une page réduite à son titre en juillet 2024, avant des réponses d’erreur côté serveur et la disparition complète du nom. La disparition d’un nom de domaine ne fait pas disparaître les personnes qui l’ont exploité : elle prive surtout les victimes d’un point de contact.
Il faut d’abord rassembler toutes les traces disponibles : captures d’écran de la plateforme, échanges écrits avec les interlocuteurs, relevés bancaires et justificatifs de virement. Vient ensuite le signalement écrit à sa propre banque, sans attendre, puis l’examen d’une plainte pénale afin de constituer un dossier exploitable. BrokerDefense propose une évaluation de la situation aux personnes concernées.
Les personnes qui ont cru confier des fonds à une plateforme de trading opérant sous le nom d’un courtier connu, via hfmarketsx.com, se trouvent aujourd’hui dans une situation particulière : aucun exploitant n’a jamais été nommé à aucun moment de l’existence de ce domaine, et le nom lui-même a fini par être effacé du registre .com, coupant le dernier lien tangible avec la vitrine. Cette disparition ne clôt pas les droits des personnes concernées : elle rend d’autant plus nécessaire de constituer un dossier solide dès maintenant, avant que d’autres traces ne s’effacent. BrokerDefense propose une évaluation préalable de la situation pour aider chaque personne à mesurer les options disponibles.
Article réécrit le 11/09/2026



2 Comments
Bonjour,
Je viens de me faire escroquer par un site https://www.hfmarketsx.com/#/perpetualContract/btc. Innvestissement progressif 15000€ + 20000€ de paiement de frais de gestion et pour retirer les prétendus fonds, il m’est réclamé 10% du montant des gains + investissements, frais survenus subitement. Ce jour, on m’annonce que les fonds non retirés severront appliquer une pénalité de 1% par jour.
Les fonds ont été versés sur leur plateforme par virement bancaire à travers une banque intermédiaire KRAKEN.
Ils se targuent de ne pas craindre de poursuites.
Que peut-on faire?
Appelez nous ou remplissez notre formulaire de contact. Kraken est une société de cryptomonnaie et non une banque. Dans tous les cas, il vous faudra porter plainte.