Inscrite pour usurpation sur la liste noire de l’AMF dès le 1ᵉʳ juin 2023, puis signalée par le régulateur chypriote, la plateforme de trading ICO ASSETS a totalement disparu : le nom ico-assets.com ne figure plus dans le registre du domaine .com et n’est associé à aucune adresse IP.
Dernière mise à jour : 30/08/2026
Sommaire
- La disparition complète du nom ico-assets.com
- Une double inscription sur les listes noires de l’AMF et de CySEC
- Une licence chypriote détournée pour imiter une plateforme établie
- Des promesses de rendement et des textes aberrants
- Que faire si vous avez investi des fonds sur ICO ASSETS
- FAQ : que risque-t-on après un investissement sur ICO ASSETS ?
La disparition complète du nom ico-assets.com
Nos contrôles effectués le 30 août 2026 confirment une extinction totale du nom ico-assets.com. La base du registre Verisign répond désormais « Domain not found », les données d’enregistrement ne renvoient plus que « No match », et le nom n’est associé à aucune adresse IP. Plus aucune fiche technique ne subsiste, aucun serveur de noms n’est configuré, aucun enregistrement actif ne peut être retrouvé dans les bases publiques.
Cette situation diffère radicalement d’une simple mise hors ligne. Lorsqu’un site cesse d’être accessible, son nom de domaine reste généralement enregistré au nom de son propriétaire, souvent pour plusieurs années. Ici, le nom ico-assets.com a été libéré : il est ré-enregistrable par n’importe quel tiers à tout moment. C’est une suppression totale, volontaire ou consécutive à un non-renouvellement, qui efface toute trace administrative directe.
La chronologie est éloquente. Notre enquête initiale a été publiée le 10 août 2023. Les archives web (Wayback Machine) conservent des captures du site entre le 27 janvier 2023 et le 20 février 2025, soit une vitrine restée visible environ dix-huit mois après la mise en garde de l’AMF et notre publication. Les journaux publics de transparence des certificats ne recensent aucun certificat récent pour ce nom. Le silence est depuis lors complet. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Une double inscription sur les listes noires de l’AMF et de CySEC
Le 1ᵉʳ juin 2023, www.ico-assets.com a été inscrit sur la liste noire de l’AMF avec la qualification « Usurpation ». Cette inscription est accessible via le portail ABE Infoservice, qui centralise les listes noires de l’AMF et de l’ACPR. Elle signifie que le régulateur français avait formellement établi, environ deux mois avant la publication de notre enquête, que la plateforme se livrait à une usurpation d’identité réglementaire, en présentant des références qui ne lui appartenaient pas.
Le régulateur chypriote CySEC a de son côté inscrit ico-assets.com parmi les entités non autorisées, ce qui est parfaitement cohérent avec la licence chypriote détournée qu’affichait le site. Cette double inscription coordonnée illustre l’ampleur de la tromperie mise en place par les opérateurs de la plateforme, qui ciblaient des épargnants européens francophones tout en exploitant l’image d’une régulation chypriote qu’ils n’avaient aucun titre à revendiquer. Vous pouvez consulter la liste noire officielle des sites non autorisés et la liste des entités non autorisées publiée par CySEC.
Ces inscriptions n’ont pourtant pas suffi à faire disparaître immédiatement la vitrine. Les archives en attestent : le site est resté visible jusqu’en février 2025, soit plus d’un an et demi après la blacklist de l’AMF. Les investisseurs qui auraient consulté ico-assets.com après juin 2023 auraient pu y accéder sans aucun avertissement visible sur la page elle-même, ce qui renforce l’importance de vérifier systématiquement les listes officielles avant tout engagement de fonds.
Une licence chypriote détournée pour imiter une plateforme établie
Le mécanisme central de la tromperie reposait sur l’affichage d’une licence délivrée par les autorités chypriotes. Cette licence existait réellement, mais elle appartenait à une entité entièrement distincte d’ICO ASSETS. Les adresses officiellement enregistrées pour cette licence ne correspondaient en rien aux adresses affichées sur le site, qu’il s’agisse de l’adresse principale ou des mentions légales. C’est précisément ce que les régulateurs qualifient d’usurpation de licence : s’approprier la crédibilité d’un agrément accordé à autrui pour induire les investisseurs en erreur.
À cette usurpation s’ajoutaient d’autres artifices destinés à fabriquer une apparence de légitimité. Le site affichait une adresse en Suisse, pays réputé pour la solidité de sa réglementation financière, mais cette adresse était incohérente avec le reste des mentions légales. Les logos de trois opérateurs crypto reconnus étaient mis en avant, suggérant des partenariats qui n’existaient pas. Aucune licence, aucun agrément ne couvrait réellement ICO ASSETS : la plateforme opérait intégralement en dehors de tout cadre réglementaire légal.
Des promesses de rendement et des textes aberrants
ICO ASSETS se présentait comme une plateforme de trading et d’investissement proposant plusieurs types de comptes, dont un explicitement désigné « Vrai compte », formulation qui laisse entrevoir ce que dissimulait le reste de l’offre. Des slogans optimistes comme « Nouvelles expériences, nouvel avenir ! » cherchaient à projeter une image dynamique et rassurante. Aucun document contractuel précisant les conditions de restitution des fonds, les frais applicables ou les modalités de retrait n’était accessible, et aucun interlocuteur vérifiable n’était identifiable derrière la plateforme.
La qualité rédactionnelle des textes trahissait pourtant immédiatement la nature bâclée de la vitrine. Des formulations telles que « Partir Ton de l’argent pour Vous travail » révèlent une traduction mécanique depuis une autre langue, sans la moindre relecture humaine. Le comble restait la mention d’une « Protection de la semelle intérieure », qui promettait littéralement de prendre soin des pieds des investisseurs, absurdité totale sans lien avec un service financier quelconque. Ces indices auraient dû alerter tout lecteur attentif, mais ils sont souvent ignorés par des victimes déjà séduites par les promesses de rendement.
Pour comprendre les recours ouverts aux victimes d’une arnaque à l’investissement, Maître Goce Novakov, avocat au barreau de Paris et avocat partenaire de BrokerDefense, revient dans cette vidéo sur un jugement pour escroquerie au faux investissement : les victimes ont obtenu une indemnisation complète après la condamnation de la banque pour manquement à son devoir de vigilance sur des virements frauduleux.
Que faire si vous avez investi des fonds sur ICO ASSETS
La première démarche consiste à rassembler l’ensemble des preuves disponibles. Cela inclut les captures d’écran de la plateforme de trading telle qu’elle se présentait au moment des faits, les historiques complets de virements bancaires ou de transferts en cryptomonnaies vers ICO ASSETS, ainsi que tous les échanges écrits avec le service client de la plateforme, que ce soit par courrier électronique, messagerie instantanée ou tout autre canal. Ces éléments seront indispensables dans toute procédure ultérieure.
Il convient ensuite de déposer une plainte pénale avec constitution de partie civile, ce qui permet d’être reconnu comme victime dans la procédure et de solliciter une indemnisation. Parallèlement, interroger sa banque sur son devoir de vigilance est une démarche que les victimes négligent trop souvent : comme l’illustre le jugement évoqué dans la vidéo ci-dessus, une banque peut être tenue responsable lorsqu’elle a traité des virements vers une entité blacklistée sans alerter son client. BrokerDefense peut vous accompagner dans l’évaluation de vos recours et la constitution de votre dossier.
La plateforme de trading Trx Dynis avait, elle aussi, été inscrite sur la liste noire de l’AMF avant de cesser toute activité. Le site Netixos, dénoncé pour une arnaque au forex, a connu une disparition comparable après la mise en garde du régulateur.
FAQ : que risque-t-on après un investissement sur ICO ASSETS ?
Non. Nos vérifications du 30 août 2026 établissent que le nom ico-assets.com n’existe plus dans le registre du domaine .com et n’est associé à aucune adresse IP. Le nom est ré-enregistrable par un tiers, ce qui signifie que la suppression est totale et non un simple retrait temporaire.
La plateforme affichait une apparence soignée, une adresse en Suisse, les logos de trois opérateurs crypto reconnus et le numéro d’une licence chypriote réelle, appartenant en réalité à une autre entité. Cet empilement de références empruntées ou détournées visait à imiter les codes visuels d’une plateforme régulée, sans qu’aucun agrément ne couvre ICO ASSETS.
Les victimes doivent d’abord réunir toutes leurs preuves (captures de la plateforme, relevés de virements, échanges écrits), puis déposer une plainte pénale avec constitution de partie civile. Il est également possible d’interroger sa banque sur son devoir de vigilance et de contacter BrokerDefense pour une évaluation personnalisée des recours disponibles.
Les fonds déposés sur ico-assets.com par des épargnants qui faisaient confiance à cette plateforme de trading n’ont, selon toute vraisemblance, jamais été restitués : la disparition totale du nom de domaine rend désormais tout contact direct impossible. Avant d’engager des fonds sur une plateforme d’investissement, il est indispensable d’en vérifier la réalité réglementaire auprès des registres officiels. BrokerDefense peut réaliser cette vérification à votre place et vous alerter sur les signaux d’alerte que les opérateurs frauduleux s’efforcent de dissimuler.
Article réécrit le 30/08/2026


