Constat établi le 23 août 2026 : le domaine ma-petite-pharmacie.fr a été effacé du registre français des noms de domaine en .fr. Cette fausse pharmacie en ligne, née en février 2020 pour profiter de la panique sanitaire liée au Covid-19, a totalement disparu. Il ne subsiste aucun site, aucun courriel, aucune trace exploitable dans les bases de données publiques.
Sommaire
- Ma-petite-pharmacie.fr : un nom effacé du registre .fr
- Une pharmacie née de la panique du Covid-19
- Les données d’enregistrement : un domaine créé en pleine pandémie
- Encaisser sans livrer : le mode opératoire de la fausse pharmacie
- Vos recours après une commande jamais livrée
- FAQ : que faire après une commande jamais livrée ?
Ma-petite-pharmacie.fr : un nom effacé du registre .fr
Six ans après que BrokerDefense a dénoncé cette arnaque, le nom ma-petite-pharmacie.fr ne figure plus nulle part dans le registre français des noms de domaine en .fr. Les données d’enregistrement publiques ne renvoient plus que la mention « Domain not found » : aucune fiche technique ne subsiste, aucun historique d’enregistrement n’est consultable par les voies habituelles. Ce n’est pas une simple fermeture de site, ni un abandon silencieux : le nom a été rayé. Cette radiation signifie concrètement qu’il pourrait aujourd’hui être ré-enregistré par n’importe qui, sans lien avec les escrocs d’origine.
La disparition est totale sur le plan technique. Aucun serveur ne répond à l’adresse du domaine : ni site web, ni messagerie, ni serveurs de noms. Le domaine est muet. Pour reconstituer la chronologie, il faut s’appuyer sur les archives web et sur l’article de mai 2020 publié sur BrokerDefense. Le site a été créé fin février 2020, au cœur de l’urgence sanitaire. En mars 2020, les produits étaient en ligne et les commandes ouvertes. Dès mai 2020, lors de la première enquête, le site était déjà devenu inaccessible, soit à peine deux mois après son lancement. Les archives web ne conservent des captures que du 19 au 23 mars 2020, une fenêtre de quatre jours seulement. Aujourd’hui, en 2026, le nom lui-même a été rayé du registre : la fausse pharmacie n’existe plus sous aucune forme, ni technique, ni administrative.
Dernière mise à jour : 23/08/2026
Une pharmacie née de la panique du Covid-19
En février et mars 2020, les masques de protection et les gels hydroalcooliques avaient disparu des rayons. Les officines officielles étaient à flux tendu, les commandes en ligne saturaient, et la population cherchait à se protéger dans l’urgence. C’est précisément dans ce contexte que ma-petite-pharmacie.fr a ouvert ses portes virtuelles. Le catalogue proposait tout ce que les consommateurs réclamaient : des masques présentés comme « certifiés anti Covid-19 », des flacons de gel hydroalcoolique à 1,89 € les 80 ml ou 25 € le pack de dix, des lingettes désinfectantes (cent lingettes à 9,90 €), des gants en latex à 8 €, des combinaisons de protection à 11,99 €, un thermomètre frontal à 139 €, et même du papier toilette, produit alors lui aussi en tension. Les accroches « Livraison express » et « Stock limité » achevaient de créer la pression d’achat.
La présentation était celle d’une boutique de commerce en ligne classique, suffisamment crédible pour tromper des internautes pressés et inquiets. Mais aucune information sérieuse n’accompagnait cette vitrine : ni nom de société, ni adresse postale, ni numéro d’identification, ni responsable identifiable. Une vraie pharmacie, fût-elle en ligne, est tenue d’afficher son identité complète, le nom du pharmacien titulaire et son numéro d’autorisation. Ici, tout cela était absent. Le vide juridique était total, et il était volontaire.
Les données d’enregistrement : un domaine créé en pleine pandémie
Le nom de domaine ma-petite-pharmacie.fr a été enregistré fin février 2020, au moment précis où la demande de produits de protection explosait en France et où les premières mesures de confinement se profilaient. Ce calendrier n’est pas le fruit du hasard : il témoigne d’une manœuvre délibérée, celle de profiter d’une fenêtre d’opportunité ouverte par la panique sanitaire. L’enregistrement d’un domaine .fr impose normalement l’identification du titulaire auprès de l’AFNIC, le registre français. Dans ce cas, l’exploitant est resté masqué, sans qu’aucun élément fiable n’ait jamais permis de l’identifier.
Aujourd’hui, les données d’enregistrement publiques du registre français ne renvoient plus que la mention « Domain not found » : la disparition est totale. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
Pour mieux comprendre les recours possibles après une arnaque, nous vous proposons la vidéo de Maître Julie Younes, avocate au barreau de Paris, qui revient sur la récupération de fonds, les impayés, les litiges financiers et l’indemnisation des victimes à travers les recours précontentieux, les protocoles transactionnels et les procédures civiles.
Encaisser sans livrer : le mode opératoire de la fausse pharmacie
Le schéma utilisé par ma-petite-pharmacie.fr était d’une efficacité redoutable dans le contexte de mars 2020. La boutique affichait des produits très demandés à des prix attractifs, puis signalait certains articles en rupture de stock, avec les mentions « Product Unavailable » et « Notify me when available ». Ces indications de rupture créaient l’illusion d’un site dynamique, d’un stock qui s’écoule rapidement et d’une boutique légitime. En réalité, aucun stock réel n’existait : ces ruptures étaient un argument commercial factice, destiné à provoquer l’urgence chez l’internaute et à le pousser à commander sans délai les articles encore « disponibles ».
Les paiements se faisaient par carte bancaire directement sur le site. Une fois l’argent encaissé, aucune livraison ne suivait. Par ailleurs, une newsletter invitait les visiteurs à « rester informé des dernières actualités liées au corona virus » : sous couvert d’information sanitaire, elle servait en réalité à collecter les adresses e-mail des internautes, potentiellement pour les démarcher ultérieurement. Quelques semaines après son lancement, le site devenait inaccessible, emportant avec lui les paiements des clients. Ce mode opératoire, surfer sur l’actualité, encaisser, disparaître, est caractéristique des boutiques éphémères qui prolifèrent en période de crise. La vitesse d’exécution est leur arme principale : ouvrir vite, encaisser vite, fermer avant que les signalements ne s’accumulent.
Vos recours après une commande jamais livrée
Si vous avez passé une commande sur ma-petite-pharmacie.fr et que vous n’avez jamais reçu vos produits, plusieurs démarches restent possibles, même des années après les faits. La première étape consiste à rassembler toutes les preuves disponibles : e-mails de confirmation de commande, relevés bancaires indiquant le débit, numéros de commande, et captures d’écran du site réalisées à l’époque. Ces éléments constitueront le socle de toute démarche ultérieure.
La deuxième étape est le signalement. La plateforme Thésée, mise en place par le ministère de l’Intérieur pour recueillir les signalements d’arnaques en ligne, est l’interlocuteur compétent. En parallèle, il est possible d’engager une contestation de l’opération de paiement par carte bancaire auprès de votre banque : selon les établissements et les délais, une procédure de rétrofacturation (chargeback) peut permettre d’obtenir le remboursement du débit frauduleux. Consultez notre guide complet sur la procédure pénale pour connaître toutes les étapes d’un dépôt de plainte.
Enfin, contactez BrokerDefense pour une étude gratuite de votre dossier. Les avocats partenaires analysent chaque situation individuellement : selon les circonstances, une action en contestation bancaire, un recours précontentieux ou une procédure civile peuvent permettre de récupérer tout ou partie des sommes versées.
FAQ : que faire après une commande jamais livrée ?
Non. Le domaine a été rayé du registre français .fr : les données d’enregistrement publiques ne renvoient plus que la mention « Domain not found » et aucun serveur ne répond. La fausse pharmacie, créée en février 2020, a disparu après quelques semaines d’activité.
Conservez toutes les preuves : e-mails de confirmation, numéros de commande, relevés bancaires, captures d’écran du site. Signalez la fraude sur la plateforme Thésée du ministère de l’Intérieur, contestez l’opération auprès de votre banque, puis contactez BrokerDefense pour une étude gratuite de votre dossier.
Une récupération reste envisageable selon le moyen de paiement et l’ancienneté des faits. Les avocats partenaires de BrokerDefense étudient chaque dossier : contestation bancaire, recours précontentieux ou action en justice peuvent permettre d’obtenir une indemnisation.
Les victimes de ma-petite-pharmacie.fr sont des consommateurs qui ont payé des produits de protection au plus fort de la pandémie, dans un moment de vulnérabilité réelle, et qui n’ont jamais été livrés. Cette situation illustre une réalité constante : en période de pénurie ou de crise, les boutiques éphémères fleurissent sur Internet, profitent de quelques semaines d’activité, puis disparaissent avec l’argent de leurs clients. Le cas de ma-petite-pharmacie.fr n’est pas isolé : pmt111.com, une autre fausse boutique rayée du registre, et rockford-top.com, une arnaque éphémère qui a elle aussi disparu après avoir encaissé des paiements, suivent exactement le même modèle. Avant tout achat sur un site marchand inconnu, une vérification préalable auprès de BrokerDefense permet d’identifier les signaux d’alerte et d’éviter de tomber dans ces pièges.
Article réécrit le 23/08/2026


