Myscamadviser.com arnaque : le faux recouvrement a disparu

Le domaine myscamadviser.com, qui hébergeait une fausse plateforme de recouvrement de fonds dénoncée par le régulateur britannique FCA en mai 2020, a été totalement effacé du registre .com : son nom ne figure plus dans les données d’enregistrement publiques et ne pointe plus vers aucun serveur.

Dernière mise à jour : 23/08/2026

Myscamadviser.com effacé du registre : la disparition constatée en août 2026

Nos vérifications menées le 23 août 2026 établissent que le domaine myscamadviser.com n’existe plus en tant qu’entrée dans le registre .com. Les données d’enregistrement publiques ne renvoient plus que la mention « No match » : le nom n’y figure plus, aucune fiche technique ne subsiste, et aucune adresse IP ne lui est associée. Aucun serveur ne répond à une requête pointant vers ce domaine. La plateforme est donc inaccessible dans le sens le plus radical du terme : elle n’existe plus, même sous la forme d’un nom réservé.

Cette situation dépasse le simple arrêt d’un site. Lorsqu’une plateforme cesse d’être hébergée tout en conservant son nom de domaine, une trace subsiste dans les registres publics : la période d’enregistrement, les serveurs de noms, parfois une adresse de contact. Ici, rien de tel. Le nom a été libéré puis effacé, ce qui interdit toute reconstitution d’historique à partir des données d’enregistrement. Il n’existe par ailleurs aucune archive accessible du contenu du site. Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.

Cette suppression totale constitue, à sa façon, une confirmation supplémentaire du caractère frauduleux de l’opération. Les opérateurs n’ont laissé aucun élément susceptible de faciliter leur identification ou de permettre un rattachement à une structure juridique existante. La disparition est méthodique et cohérente avec le fonctionnement des arnaques de ce type, qui privilégient l’effacement des traces une fois les victimes identifiées et leur argent encaissé.

Un nom choisi pour imiter ScamAdviser : l’usurpation d’une référence anti-arnaque

La plateforme myscamadviser.com se présentait comme un service bienveillant, dont la vocation déclarée était d’aider les victimes d’arnaques en ligne à recouvrer les sommes qu’elles avaient perdues. Ce positionnement correspond au modèle dit « recovery room » : les opérateurs ciblent des personnes déjà flouées, qui sont par définition en situation de vulnérabilité et susceptibles de payer à nouveau en espérant récupérer ce qu’elles ont perdu. Le schéma est rodé : on promet une récupération des fonds, on encaisse des frais ou des avances, puis on disparaît sans rien restituer.

Le choix du nom de domaine n’était pas anodin. ScamAdviser, accessible à l’adresse scamadviser.com, est l’un des outils de référence utilisés par les internautes pour évaluer la fiabilité d’un site. En ajoutant simplement le préfixe « my » à ce nom bien connu, les opérateurs misaient sur la confusion : une victime cherchant à se renseigner sur un site suspect, ou ayant déjà entendu parler de ScamAdviser, pouvait aisément croire avoir affaire à un service légitime. Ce calcul était délibéré. Il s’y ajoutait une réalité révélatrice : les liens hypertextes présents sur le site étaient morts, y compris celui qui était censé conduire aux déclarations du fondateur de la société. Un site prétendument professionnel, censé gérer des millions de dollars, incapable d’assurer le fonctionnement élémentaire de ses propres pages.

Une fausse société de recouvrement dénoncée par la FCA en mai 2020

Le 11 mai 2020, la Financial Conduct Authority, régulateur financier britannique, a publié un communiqué dénonçant explicitement myscamadviser.com. Selon la FCA, le site et la société qui s’en réclamait étaient des constructions fictives de toutes pièces, sans ancrage dans une structure juridique réelle. La FCA a pour mission, entre autres, de protéger les consommateurs contre les activités financières non autorisées, et c’est à ce titre qu’elle a publiquement mis en garde contre cette plateforme.

Nos contrôles sur le registre des sociétés supervisées par la FCA ne font apparaître aucune entité répondant au nom de « Myscamadviser ». De même, aucune société de ce nom ne figure dans les registres officiels consultés au Royaume-Uni. L’entité n’avait donc aucune existence légale, ni agrément, ni immatriculation vérifiable. Les personnes qui avaient affaire à ce prétendu service traitaient en réalité avec des opérateurs sans aucune assise juridique. Vous pouvez effectuer vos propres vérifications sur le registre des sociétés supervisées par la FCA.

Des revenus fantaisistes : 2,4 millions de dollars sans site à l’appui

Pour asseoir une apparence de crédibilité, la plateforme affichait des données financières censées attester de son sérieux : la société se présentait comme existant depuis trois ans et revendiquait 2,4 millions de dollars de revenus pour l’année 2019. Or, nos vérifications établissent que le domaine myscamadviser.com n’a été mis en ligne qu’en juillet 2019. Il est matériellement impossible de générer un tel volume de revenus sur quelques mois d’existence, et plus encore pour une structure dont le site était si rudimentaire que ses propres liens internes ne fonctionnaient pas. Ces chiffres étaient inventés, destinés uniquement à rassurer les victimes potentielles et à leur donner le sentiment de confier leur dossier à un acteur établi.

Ce type de mensonge chiffré se retrouve dans d’autres arnaques documentées par BrokerDefense. Swiss-investissement.com, autre clone dénoncé par la FCA, a suivi une trajectoire comparable avant que son nom finisse lui aussi par être effacé du registre. Plus récemment, Recovo et Mica-recoveryacces ont été identifiés comme deux faux services de récupération de fonds, reprenant le même schéma : promettre aux victimes de les aider à recouvrer des sommes perdues, tout en s’appropriant de nouvelles sommes avant de disparaître.

Pour comprendre comment les victimes de ce type d’escroquerie peuvent faire valoir leurs droits, Me Denitza Gueorguieva, avocate au barreau de Lyon, revient sur les litiges et recours bancaires ouverts après une escroquerie financière. Elle y détaille la responsabilité des établissements bancaires et les démarches engagées pour obtenir réparation. Retrouvez sa présentation complète sur sa page dédiée au sein de notre réseau d’avocats partenaires.

Après un versement à cette fausse plateforme : conserver les preuves et agir

Les personnes ayant effectué un virement ou tout autre paiement en direction de myscamadviser.com doivent, en premier lieu, cesser tout contact avec les opérateurs ou toute entité se réclamant de cette plateforme. Il convient ensuite de rassembler méthodiquement l’ensemble des éléments disponibles : relevés bancaires faisant apparaître les transactions, courriels échangés, messages reçus par tout canal, captures d’écran du site ou des échanges. Ces pièces constituent le socle de toute démarche ultérieure et leur conservation est indispensable dès à présent, avant que des données ne deviennent inaccessibles.

Une plainte peut être déposée auprès du procureur de la République du tribunal judiciaire du lieu de domicile. BrokerDefense est en mesure d’établir un rapport de recherches sur le domaine, de nature à documenter le contexte de l’arnaque et à appuyer la démarche judiciaire ou bancaire. Pour connaître toutes les étapes d’une procédure pénale, consultez notre guide complet sur la procédure pénale.

Myscamadviser.com a opéré selon un schéma précis : se faire passer pour un service de récupération de fonds, s’appuyer sur une société fictive aux revenus inventés, et exploiter la confusion avec une référence reconnue pour capter la confiance de personnes déjà fragilisées par une première escroquerie. La plateforme a aujourd’hui disparu sans laisser de trace dans les registres publics, ce qui rend toute démarche directe auprès des opérateurs sans objet. Les victimes ayant versé des fonds se retrouvent face à une entité évaporée, sans interlocuteur identifiable et sans structure juridique à actionner. Avant d’engager quelque procédure que ce soit, il est indispensable de faire évaluer sa situation par BrokerDefense afin de déterminer les voies réellement disponibles et d’éviter d’exposer de nouvelles sommes à des risques comparables.

FAQ : myscamadviser.com a-t-il vraiment disparu ?

myscamadviser.com est-il encore accessible ?

Non. Le domaine a été totalement retiré du registre .com : les données d’enregistrement publiques ne renvoient plus que la mention « No match », le nom ne figure plus dans le registre, aucune adresse IP ne lui est associée et aucun serveur ne répond. Cette suppression du registre est plus définitive qu’un simple arrêt du site.

Qu’est-ce qu’une arnaque de type « recovery room » ?

Une « recovery room » est un faux service de recouvrement qui prétend aider les victimes d’arnaques en ligne à récupérer leurs fonds perdus. En réalité, cette prétendue aide est elle-même une arnaque : les escrocs encaissent de nouveaux frais ou de nouvelles sommes, puis disparaissent sans rien restituer.

Le site était-il lié à ScamAdviser ?

Non. Le nom myscamadviser.com imitait volontairement celui du site de vérification ScamAdviser pour créer la confusion chez les internautes. Aucun lien juridique ou commercial n’existait entre les deux : il s’agissait d’une usurpation de notoriété destinée à rassurer les victimes.

Que faire si j’ai versé des fonds à cette plateforme ?

Conservez tous les justificatifs : relevés bancaires, courriels, messages et captures d’écran. Vous pouvez déposer plainte auprès du procureur de la République du tribunal judiciaire de votre domicile. BrokerDefense peut également établir un rapport de recherches complet sur le domaine pour accompagner votre démarche.

Article réécrit le 23/08/2026

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