Lors de nos contrôles du 4 septembre 2026, www.alioth.club figure toujours sur la liste noire de l’Autorité des marchés financiers, six ans après l’inscription initiale du 22 septembre 2020. La fausse plateforme de trading, dénoncée par BrokerDefense le 30 septembre 2020, ne répond plus depuis le printemps 2021, mais son nom de domaine reste enregistré jusqu’au 16 juin 2027 : une vitrine éteinte dont les opérateurs n’ont pas jugé utile d’abandonner le nom.
Sommaire
Alioth.club figure toujours sur la liste noire de l’AMF
L’Autorité des marchés financiers a inscrit www.alioth.club sur sa liste noire le 22 septembre 2020, avec la qualification « Forex ». Cette inscription est intervenue huit jours avant la publication de notre enquête du 30 septembre 2020, qui documentait les mécanismes trompeurs de la plateforme. Près de six ans plus tard, lors de nos contrôles de septembre 2026, le nom figure toujours dans le registre consultable par tous les épargnants. Le régulateur français tient à jour une liste noire des sites non autorisés que les épargnants peuvent consulter.
Dernière mise à jour : 04/09/2026
Une vitrine « parfaite » pour une société qui n’existait pas
En 2020, alioth.club se distinguait par le soin apporté à sa présentation. La plateforme affichait une interface rassurante, promettait un accompagnement personnalisé de qualité et vantait l’accès à une large diversité d’actifs financiers. Le discours commercial mettait en avant des « experts de haut niveau », présentés comme plus de 130. La société se présentait comme un acteur néo-zélandais établi, autoproclamé « leader du marché des actifs », dont le dirigeant était un certain Kerry Walsh, décrit comme homme d’affaires et propriétaire de l’entité. Un certificat d’incorporation était mis en avant pour accréditer l’existence de la société.
Aucun de ces éléments ne résistait à une vérification élémentaire. La recherche dans le registre néo-zélandais des services financiers ne renvoyait aucune société Alioth Club. Le dirigeant présenté, Kerry Walsh, était introuvable dans tout registre public. La société affichée n’existait pas ; le certificat produit ne prouvait rien de tangible. La vitrine était soignée, mais elle ne reposait sur aucune réalité juridique ou commerciale vérifiable.
Une plateforme muette depuis 2021, un nom conservé jusqu’en 2027
Nos contrôles du 4 septembre 2026 dressent un tableau sans ambiguïté. Le domaine alioth.club a été enregistré le 16 juin 2020 auprès d’un registrar américain, avec un service de confidentialité qui masque l’identité du titulaire. Il reste enregistré jusqu’au 16 juin 2027 : il n’a pas été abandonné, il a été conservé. Les serveurs DNS restent délégués à l’infrastructure d’un grand fournisseur de DNS. Le nom résout encore vers une adresse IP hébergée chez un hébergeur européen, mais cette adresse n’accepte plus aucune connexion sur les ports web standards. Aucune page ne s’affiche, aucun service n’est joignable. Les dernières traces archivées de la vitrine datent du printemps 2021. Seuls subsistent, dans la zone DNS, des enregistrements de courrier électronique, vestiges techniques de l’ancienne configuration.
Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.
D’autres fausses vitrines dénoncées à la même période par BrokerDefense ont connu des sorts comparables : opp-capital.com, dont le nom a fini par être effacé du registre des .com, ou encore active-patrimony.com, dénoncé par la CSSF et l’AMF pour usurpation d’identité.
Vous avez investi sur Alioth.club : les démarches
Si vous avez envoyé des fonds à alioth.club, vous avez eu affaire à une fausse plateforme de trading Forex opérant sans aucun agrément, adossée à une société néo-zélandaise fictive baptisée « Alioth Club » et pilotée par un dirigeant introuvable répondant au nom de Kerry Walsh. L’AMF a inscrit ce site sur sa liste noire le 22 septembre 2020, une inscription toujours active en septembre 2026, qui documente officiellement le caractère non autorisé de l’offre.
Face à cette situation, plusieurs réflexes s’imposent. Conservez l’intégralité des preuves en votre possession : relevés bancaires, courriels reçus ou envoyés, contrats signés, historiques de conversation avec les prétendus conseillers. Ne versez plus le moindre fonds, quelle que soit la justification avancée. Méfiez-vous particulièrement des faux « services de récupération de fonds » qui recontactent parfois les victimes de ce type d’escroquerie pour leur soutirer de l’argent supplémentaire. Signalez les opérations à votre banque. Enfin, porter plainte est une étape indispensable pour ouvrir une procédure et permettre aux autorités d’agir.
Contactez notre service d’aide aux victimes
Face à une fausse plateforme d’investissement comme alioth.club, une procédure pénale peut être engagée : porter plainte permet d’ouvrir une enquête et, dans certains cas, de voir les escrocs répondre de leurs actes devant les juges. Maître Anne Bernard-Dussaulx, avocate au barreau de Paris, présente dans la vidéo ci-dessous les recours possibles ; retrouvez sa présentation sur sa page dédiée.
Vos questions sur Alioth.club
Non : la plateforme ne répond plus depuis le printemps 2021. Nos contrôles du 4 septembre 2026 ne permettent d’atteindre aucun serveur actif, alors que le nom de domaine reste enregistré jusqu’au 16 juin 2027. Il s’agit d’une vitrine éteinte, dont le nom a été conservé par ses opérateurs sans que le site soit pour autant accessible.
Le site proposait des services de trading sur des actifs financiers sans disposer d’aucun agrément. L’AMF l’a inscrit le 22 septembre 2020 avec la qualification « Forex », et le nom y figure toujours en septembre 2026, soit six ans après son inscription initiale.
Non. La vitrine se présentait comme une société néo-zélandaise dirigée par un dénommé Kerry Walsh et forte de plus de 130 experts, mais le registre public néo-zélandais des services financiers ne recensait aucune société de ce nom, et le dirigeant était introuvable dans tout registre public accessible.
Oui. Conservez toutes les preuves en votre possession : relevés bancaires, courriels, contrats, historiques de conversation. Ne versez plus aucun fonds et méfiez-vous des faux « services de récupération » qui pourraient vous recontacter. Signalez les opérations à votre banque et portez plainte. Le service d’aide aux victimes de BrokerDefense évalue gratuitement votre situation et vous oriente vers les démarches adaptées.
Six ans après les faits, la situation des épargnants qui ont confié des fonds à alioth.club reste entière. Attirés par une plateforme de trading au marketing particulièrement soigné, ils ont en réalité versé de l’argent à un opérateur sans agrément, adossé à une société néo-zélandaise fictive dont le dirigeant affiché, Kerry Walsh, n’existait pas dans les registres officiels. L’extinction de la vitrine au printemps 2021 ne referme pas le dossier : les preuves collectées à l’époque restent exploitables, les recours pénaux demeurent ouverts, et l’inscription de l’AMF du 22 septembre 2020, toujours consultable en septembre 2026, continue de documenter officiellement le caractère frauduleux de l’offre. BrokerDefense propose une évaluation préalable gratuite pour toute personne souhaitant faire le point sur sa situation et envisager les démarches possibles.
Article réécrit le 04/09/2026


