Les arnaques financières étaient au cœur de l’intervention de Marc Bouzy sur France 2, le 5 octobre 2026. Invité de Faustine Bollaert dans « Ça commence aujourd’hui », le fondateur de Broker Defense participait à l’émission « Faux policiers, faux banquiers, faux livreurs : ils ont été escroqués ! ».
À l’occasion de ce passage télévisé, nous revenons sur les pièges à connaître et les réflexes qui permettent de vérifier une demande avant de transmettre des informations ou de verser de l’argent.
Sommaire
- Revoir Marc Bouzy sur France 2 dans « Ça commence aujourd’hui »
- Arnaques financières : une identité familière peut cacher un escroc
- Un message sans faute peut aussi être une arnaque
- Adresse email et faux site : regarder au-delà du logo
- L’urgence : le piège qui empêche de vérifier
- Deepfakes : une vidéo ne garantit pas l’authenticité d’une offre
- Face à un faux conseiller bancaire, ne validez rien sous la pression
- Arnaques financières : trois réflexes pour se protéger
- Vous avez déjà transmis des informations ou envoyé de l’argent ?
Revoir Marc Bouzy sur France 2 dans « Ça commence aujourd’hui »
Arnaques financières : une identité familière peut cacher un escroc
Un nom connu, un logo ou un discours rassurant peuvent suffire à établir un premier contact. L’escroc se présente sous une identité qui inspire confiance, puis demande à sa victime d’agir. Il peut aussi connaître son nom ou certaines informations personnelles. Ces détails rendent son récit crédible, mais ne prouvent pas son identité.
La question à se poser est donc simple : ai-je vérifié qui me parle, ou est-ce que je me fie uniquement à ce que cette personne affirme ?
Un message sans faute peut aussi être une arnaque
Les fautes d’orthographe restent un signal d’alerte, mais leur absence ne garantit rien. Les outils d’intelligence artificielle permettent de rédiger des messages fluides et de donner une apparence professionnelle à une demande frauduleuse.
Un texte soigné n’est pas suspect en lui-même. Ce qui doit retenir l’attention, c’est la demande : faut-il communiquer un code, cliquer sur un lien, payer sans délai ou garder le silence ? La qualité du français ne doit jamais remplacer la vérification de l’interlocuteur.
Adresse email et faux site : regarder au-delà du logo
Le nom affiché dans votre messagerie peut masquer une adresse sans rapport avec l’organisme annoncé. Un email qui prétend provenir de votre banque, mais utilise une adresse Gmail ou Outlook.com, doit vous alerter. Un nom de domaine proche du véritable domaine peut également créer la confusion.
Le typosquatting consiste notamment à exploiter une faute de frappe ou une variation de caractères dans un nom de domaine. D’autres adresses trompeuses ajoutent simplement des mots comme « sécurité » ou « assistance » au nom d’un établissement.
Même une adresse apparemment officielle ne suffit pas : l’expéditeur peut être usurpé. Au moindre doute, vérifiez la demande par un autre canal.
Un site frauduleux peut aussi copier les couleurs, les textes et les logos d’un établissement. Vérifiez l’adresse dans le navigateur, puis accédez à votre espace client depuis votre application habituelle ou un favori que vous avez vous-même enregistré. Évitez le lien reçu dans un message inattendu.
Retrouvez nos exemples de phishing et de faux emails.
L’urgence : le piège qui empêche de vérifier
Un interlocuteur annonce une opération suspecte et exige une réaction immédiate. Il affirme qu’un retard vous fera perdre votre argent. Sous cette pression, vous pouvez accepter une demande que vous auriez refusée dans d’autres circonstances.
La fatigue ou un appel à un moment peu commode peuvent compliquer la vérification. Mais aucun horaire ne permet, à lui seul, de reconnaître une arnaque. Le signal essentiel reste la pression exercée pour obtenir une action avant que vous puissiez contrôler les faits.
Deepfakes : une vidéo ne garantit pas l’authenticité d’une offre
Dans certaines arnaques financières, les escrocs détournent l’image de personnalités et de journalistes pour promouvoir de faux placements.
Une célébrité qui vante un investissement ne constitue donc pas une garantie. Vérifiez l’origine du contenu et l’identité de l’entreprise. Une promesse de rendement exceptionnel, présentée comme une occasion à saisir immédiatement, doit vous conduire à suspendre toute décision.
Face à un faux conseiller bancaire, ne validez rien sous la pression
Un escroc peut se présenter comme un agent du service antifraude et demander un code reçu par SMS ou une validation dans votre application. Il prétend que cette action annulera une opération. Elle peut, au contraire, autoriser un paiement ou un virement.
Gardez vos mots de passe et vos codes de sécurité confidentiels. Refusez toute demande de validation d’une opération que vous n’avez pas initiée. Une prétendue mise en sécurité ne justifie jamais un transfert vers un compte indiqué par votre interlocuteur. Votre carte bancaire ne doit pas non plus être remise à un coursier.
Raccrochez, puis contactez votre banque par ses coordonnées habituelles. Le numéro affiché lors d’un appel ne suffit pas à authentifier la personne.
Consultez notre page sur l’arnaque au faux conseiller bancaire et le spoofing.
Arnaques financières : trois réflexes pour se protéger
Ralentir. Interrompez l’échange si votre interlocuteur vous presse. Prenez le temps de vérifier sa demande avant de cliquer, de communiquer une information ou de payer.
Authentifier. Contactez l’organisme par un moyen indépendant : application habituelle, numéro figurant sur votre carte bancaire ou coordonnées déjà vérifiées. N’utilisez pas le numéro fourni dans le message suspect.
Documenter. Conservez les emails originaux, les SMS, les conversations, les adresses des sites, les justificatifs de paiement et les coordonnées utilisées. Ajoutez des captures d’écran et notez les dates. Une impression peut compléter ces éléments, mais gardez aussi les fichiers et messages d’origine.
Vous avez déjà transmis des informations ou envoyé de l’argent ?
Contactez immédiatement votre banque pour signaler les faits et sécuriser les moyens de paiement concernés. Si vous avez communiqué un mot de passe, changez-le depuis le service officiel. Conservez les preuves et déposez plainte.
Broker Defense accompagne les victimes d’escroqueries financières pour analyser leur situation, réunir les éléments utiles et examiner les démarches possibles avec son réseau d’avocats partenaires.
Méfiez-vous aussi d’un contact non sollicité qui garantit la récupération de votre argent et exige une prétendue taxe ou des frais de déblocage. Avant tout paiement, vérifiez l’identité du professionnel par vos propres moyens. Consultez nos alertes sur les arnaques à la récupération de fonds.


