L’enquête publiée par BrokerDefense le 17 juillet 2025 dénonçait EXACRYPT, une plateforme de trading de cryptomonnaies qui présentait l’intelligence artificielle comme un moteur d’enrichissement sans jamais rien démontrer. Plus d’un an après, les vitrines « IA » démasquées dans la même série se sont éteintes ou ont disparu du registre, et le dossier EXACRYPT n’a lui-même conservé aucune adresse exploitable, rendant toute vérification directe impossible en 2026.
Sommaire
- Juillet 2025 : trois vitrines « IA » démasquées en quatre jours
- Un décor « intelligent » : des promesses d’IA sans la moindre preuve
- Seychelles, Singapour, Hong Kong, Dubaï : des juridictions citées sans aucune preuve
- Dépôt accepté, retraits bloqués : le piège se refermait après le versement
- Des fonds versés à EXACRYPT : les démarches possibles
- EXACRYPT : les questions que vous vous posez
Juillet 2025 : trois vitrines « IA » démasquées en quatre jours
Le 17 juillet 2025, BrokerDefense publiait son enquête sur EXACRYPT et consacrait le même jour un épisode de sa série « Arnaque Démasquée » à la comparaison entre cette plateforme de trading crypto et Lumicoin IA 6.0, dans un podcast dédié à l’analyse des deux vitrines. Quatre jours plus tard, Zyntra Vault, présenté comme un robot de trading piloté par IA, était dénoncé à son tour.
Le sort de cette série est désormais documenté. Lumicoin IA ne répond plus depuis l’été 2025 : aucune des adresses de son domaine n’affiche le moindre contenu, bien que le nom de domaine reste enregistré jusqu’en février 2027. Zyntravault.com a été effacé du registre des .com, constat confirmé le 17 août 2026. Quant à EXACRYPT, sa disparition est plus radicale encore sur le plan documentaire : aucune adresse de site n’a survécu dans le dossier d’enquête publié en 2025, ce qui interdit toute vérification directe en 2026.
Dernière mise à jour : 04/09/2026
Un décor « intelligent » : des promesses d’IA sans la moindre preuve
L’enquête de juillet 2025 avait reconstitué avec précision l’habillage visuel de la plateforme : robots, pièces de bitcoin flottantes, interfaces de trading stylisées composaient un univers « crypto-futuriste » conçu pour impressionner au premier regard. Derrière ce décor soigné, les slogans s’enchaînaient : « La meilleure plateforme d’investissement en crypto », « Négociez à tout moment, partout », « Optimisez vos profits avec l’intelligence artificielle ». Le vocabulaire de l’IA servait d’argument de vente central, mais ne reposait sur rien de concret.
Aucun partenaire technologique n’était cité, aucun algorithme ou protocole connu n’était identifiable, aucune démonstration n’était proposée. Les chiffres affichés ne pouvaient être recoupés sur aucune blockchain ni aucun agrégateur externe. Les témoignages restaient invérifiables, les historiques de transactions introuvables. La vitrine cherchait manifestement à détourner l’attention de ce qui manquait : une identité, une transparence, un interlocuteur, une quelconque preuve d’activité réelle.
Seychelles, Singapour, Hong Kong, Dubaï : des juridictions citées sans aucune preuve
L’enquête de 2025 n’avait trouvé aucune identité légale rattachable à EXACRYPT. Pas de société immatriculée, pas de numéro d’enregistrement, pas d’adresse de siège, pas de téléphone, pas d’adresse électronique de contact. La vitrine évoquait une présence aux Seychelles, à Singapour, à Hong Kong et à Dubaï, sans fournir le moindre document justificatif ni la moindre référence à un registre d’entreprise. Aucune trace n’a pu être retrouvée : ni marque enregistrée, ni société immatriculée dans l’une ou l’autre de ces juridictions.
Le pied de page renvoyait à des services « fournis par EXACRYPT avec les sociétés de son groupe » sans jamais nommer ces sociétés. Les mentions légales, quand elles existaient, ne contenaient aucune information exploitable, et la politique de confidentialité ne permettait d’identifier aucune entité responsable. Face à ce type de plateforme, il est essentiel de procéder à des vérifications préalables : l’Autorité des marchés financiers publie régulièrement des mises en garde et tient à jour ses listes noires de plateformes non autorisées à proposer des services financiers en France, un réflexe de vérification indispensable avant tout versement. Rien dans le dossier consulté ne permet d’affirmer qu’EXACRYPT y figure nommément.
Dépôt accepté, retraits bloqués : le piège se refermait après le versement
Le mécanisme documenté par l’enquête de 2025 suit un schéma caractéristique. Une fois les fonds versés sur la plateforme, l’accès au compte devenait souvent bloqué ou restreint. Les demandes de retrait se heurtaient à des refus répétés, justifiés par des motifs changeants et invérifiables : frais supplémentaires réclamés, vérifications d’identité sans fin, délais sans cesse repoussés. Le support client, censé traiter ces demandes, restait introuvable ou ne répondait pas.
L’internaute se retrouvait ainsi sans aucun moyen de faire valoir ses droits : aucune garantie, aucun fonds de protection, aucune entité identifiable à qui s’adresser. La plateforme avait encaissé les dépôts sans jamais offrir la contrepartie promise, ni la moindre voie de recours directe.
Des fonds versés à EXACRYPT : les démarches possibles
Les personnes qui ont déposé des fonds sur EXACRYPT, une plateforme de trading de cryptomonnaies présentée comme pilotée par l’intelligence artificielle, se trouvent dans une situation particulière : aucune société n’est identifiable, aucun contact n’existe, et les retraits étaient refusés pour des motifs fictifs. Ces éléments propres au dossier conditionnent les démarches à engager.
La première priorité est de rassembler l’ensemble des preuves disponibles : captures d’écran de la plateforme et des tableaux de bord affichés, relevés et historiques des transactions, courriels reçus, messages échangés par tout canal. Il ne faut verser aucun fond supplémentaire, quelle que soit la justification avancée. Une vigilance particulière s’impose également à l’égard des prétendus « services de récupération » qui recontactent les victimes d’arnaques déjà connues : il s’agit le plus souvent d’une seconde escroquerie ciblant des personnes déjà lésées. Les faits doivent être signalés aux autorités compétentes, et il est conseillé de porter plainte sans attendre.
Contactez notre service d’aide aux victimes
Dans la vidéo ci-dessous, Maître Denitza Gueorguieva, avocate au barreau de Lyon, passe en revue les recours ouverts aux victimes d’escroqueries financières et de fausses plateformes d’investissement en cryptomonnaies : elle aborde la question de la responsabilité de la banque, les conditions d’une plainte pénale, la procédure civile envisageable et l’accompagnement concret des personnes lésées. Un éclairage directement utile à quiconque a versé des fonds sur une plateforme telle qu’EXACRYPT.
EXACRYPT : les questions que vous vous posez
Le dossier d’enquête publié en juillet 2025 n’a conservé aucune adresse de site exploitable, ce qui interdit tout contrôle direct en 2026. Le constat le plus net concerne la série dans son ensemble : Lumicoin IA ne répond plus depuis l’été 2025 et zyntravault.com a été effacé du registre des .com en août 2026.
Une plateforme de trading de cryptomonnaies dénoncée par BrokerDefense le 17 juillet 2025 : elle présentait une intelligence artificielle comme moteur d’enrichissement, mais ne fournissait aucune démonstration, aucune identité légale, aucun numéro d’immatriculation ni aucun contact.
Les signaux documentés dans ce dossier : des promesses d’IA ou de performance sans preuve ni partenaire technique identifiable, une identité juridique introuvable, des juridictions étrangères citées sans justification, et des retraits qui deviennent impossibles après le dépôt des fonds.
Oui : conservez toutes les preuves (captures d’écran, relevés, courriels), ne versez plus rien, méfiez-vous des faux « services de récupération », signalez les faits et portez plainte ; le service d’aide aux victimes de BrokerDefense évalue gratuitement la situation et oriente.
Les victimes d’EXACRYPT sont des personnes attirées par les promesses d’une plateforme de trading de cryptomonnaies présentée comme « intelligente », qui ont déposé des fonds en croyant confier leur argent à un système piloté par l’IA, et qui se sont ensuite heurtées à des retraits bloqués ou refusés pour des motifs fictifs, sans aucun interlocuteur ni entité identifiable vers qui se retourner. L’absence de société immatriculée et l’impossibilité de joindre un support réel laissaient ces personnes sans aucun levier direct. La disparition des vitrines de la série ne referme pas ces dossiers : les preuves conservées restent exploitables, et la vigilance s’impose d’autant plus que le même procédé (une IA présentée comme une promesse d’enrichissement rapide) continue de circuler sous d’autres noms. BrokerDefense propose une évaluation préalable gratuite de chaque situation pour orienter les personnes concernées vers les démarches adaptées.
Article réécrit le 04/09/2026



3 Comments
[…] nos analystes qui planchent sur un double sujet : Exacrypt, un site de trading crypto fort douteux, et Lumicoin IA 6.0. Et là, nous parlions l’IA et […]
J’ai subi l’arnaque de cette plate-forme et ses deux compères Professeur Marc et son assistante ,ils m’ont volé environ 9000 € ,en suivant les leçons du « prof » et en tradant sur exacrypt où j’ai tout perdu en tradant soit avec leur soit disant robot lumicoin-06 ou seul et j’ai remarqué trop tard que leur plate-forme était un attrape-nigaud car à chaque fois ,je perds mon argent suite à ça, la pseudo conseillere me demande de contracter des prêts, ce que j’ai fait au point où je suis endetté maintenant .
Rejoignez ce groupe d’entraide suite à l’escroquerie de Marc Leclerc et Elina Dubois :
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