FondsFiables arnaque : un nom effacé, une inscription AMF

Le nom fondsfiables.fr figure sur la liste noire des sites non autorisés publiée par l’Autorité des marchés financiers, sous la qualification « Biens divers / Or », avec une inscription datée du 4 juillet 2024. Ce nom a depuis cessé d’exister : il ne répond plus et ne figure plus au registre des noms de domaine de l’extension .fr. La vitrine, documentée par BrokerDefense en juillet 2024, promettait un placement dans l’or assorti de rendements de 7,5 à 9 %, sans société, sans adresse et sans interlocuteur identifiables.

Fondsfiables.fr : une inscription sur la liste noire de l’AMF sous « Biens divers / Or »

Notre enquête du 13 juillet 2024 décrivait une vitrine d’investissement dans l’or accessible à l’adresse fondsfiables.fr/invor, sans société identifiable, sans adresse et sans aucun interlocuteur joignable. Ce que ce premier examen ne signalait pas, c’est que le nom fondsfiables.fr figurait déjà, à cette date, sur la liste noire des sites non autorisés publiée par l’AMF. Cette liste, accessible parmi les listes noires et mises en garde publiées par l’AMF, recense les sites qui proposent des placements sans y être autorisés : y figurer signifie qu’aucune habilitation légale ne couvre les offres présentées, et que les sommes versées ne bénéficient d’aucune des garanties imposées aux prestataires régulés.

Le nom fondsfiables.fr y est inscrit sous la qualification « Biens divers / Or », avec une date d’entrée fixée au 4 juillet 2024. Cette inscription, toujours consultable sur le site du régulateur, précède de neuf jours la publication de notre enquête du 13 juillet 2024, qui ne la mentionnait pas.

Les vérifications conduites depuis font apparaître un second constat : le nom fondsfiables.fr ne répond plus et ne figure plus au registre des noms de domaine de l’extension .fr. La façade a donc disparu, après avoir été signalée par le régulateur et documentée par notre enquête. Pour les personnes qui avaient versé des fonds à cette vitrine, cette disparition ne ferme pas toute voie de recours, à condition d’avoir conservé les preuves des échanges et des virements effectués.

Dernière mise à jour : 11/09/2026

Un placement dans l’or présenté comme sûr, avec des rendements de 7,5 à 9 %

La vitrine fondsfiables.fr se présentait comme une opportunité d’investir dans l’or, décrit comme « un actif présenté comme sûr et rentable ». Deux slogans structuraient le discours commercial : « L’or offre une protection solide contre l’instabilité économique » et « L’or offre un potentiel de rendement attractif ». Ces formules jouaient sur la réputation historique du métal jaune comme valeur refuge pour convaincre l’épargnant que le risque était maîtrisé, voire inexistant.

La vitrine annonçait des rendements « oscillant entre 7,5 et 9 % ». Or, le cours de l’or varie quotidiennement selon des paramètres macroéconomiques que personne ne maîtrise : promettre un rendement chiffré et stable sur un actif soumis aux fluctuations du marché est, en soi, un signal d’alerte majeur. Un opérateur légitime ne peut garantir un rendement futur sur une matière première dont la valeur fluctue librement.

Aucun de ces chiffres n’était adossé à un document vérifiable : pas de prospectus, pas de rapport d’audit, pas de conditions générales détaillées. La promesse tenait en quelques phrases, sans démonstration, sans preuve et sans base contractuelle identifiable. C’est précisément ce vide documentaire qui distingue une offre régulée, tenue de décrire précisément ses risques, d’une façade conçue pour capter des fonds sans contrainte.

Une vitrine sans société, sans adresse et sans interlocuteur

L’examen de la vitrine fondsfiables.fr révélait une opacité totale sur l’identité de l’opérateur. Aucun nom de société n’y figurait : la vitrine se présentait sous le seul nom commercial « FondsFiables », sans qu’aucune immatriculation, aucun numéro d’enregistrement ni aucun pays de régulation ne soit mentionné. Aucune autorité de tutelle n’était citée, et aucun document attestant d’une quelconque habilitation à proposer des placements n’était accessible.

Sur le plan des coordonnées, le constat était identique : aucune adresse physique, aucun numéro de téléphone, aucune adresse de courrier électronique de contact. Aucun lien sortant n’était détecté sur la page principale. Une page de mentions légales existait bien, mais elle ne contenait aucune identité : ni dénomination sociale, ni siège social, ni responsable de publication nommé. Ces mentions légales, exigées par la loi pour tout site destiné au public français, étaient réduites à une coquille vide.

Cette absence cumulée rend toute vérification impossible avant de verser des fonds. Un épargnant souhaitant s’assurer de la légitimité d’un opérateur doit pouvoir consulter son enregistrement auprès d’un régulateur, retrouver une adresse à laquelle adresser une réclamation et identifier la personne responsable de l’offre. Fondsfiables ne permettait aucune de ces démarches élémentaires, ce qui constitue le premier signal d’alerte à prendre en compte face à toute offre de placement.

Une vitrine observée six mois durant, puis l’extinction du nom

Les copies archivées de la vitrine fondsfiables.fr couvrent une période allant du 6 janvier 2024 au 9 juillet 2024, soit un peu plus de six mois, à travers une quarantaine de captures successives. Après le 9 juillet 2024, ces captures s’interrompent : la vitrine a cessé d’être accessible à cette date, quelques jours avant la publication de notre enquête du 13 juillet 2024. La fenêtre d’activité documentée est donc courte, concentrée sur le premier semestre 2024.

Ce cycle bref est caractéristique d’une façade montée pour recueillir des fonds sur une durée limitée, puis abandonnée dès que le risque d’exposition devient trop élevé. L’inscription sur la liste noire de l’AMF, datée du 4 juillet 2024, et la fermeture du site quelques jours plus tard, le 9 juillet, s’inscrivent dans une séquence cohérente. Le nom fondsfiables.fr est ensuite sorti du registre des noms de domaine de l’extension .fr : il ne peut plus être consulté à son ancienne adresse.

Consultez la fiche WHOIS complète sur DomainTools pour vérifier les détails d’enregistrement du domaine.

Lingots, graphiques et rendements : la mise en scène de la vitrine

La vitrine fondsfiables.fr reposait sur une mise en scène visuelle soigneusement choisie : des images de lingots d’or et des graphiques représentant des courbes de rendements financiers. Ce choix n’est pas anodin. Les lingots évoquent la solidité, la tangibilité et la tradition d’épargne sécurisée ; les graphiques orientés à la hausse suggèrent une performance régulière et prévisible. Ensemble, ces éléments visuels construisaient une impression de sécurité et de rentabilité sans qu’aucune donnée réelle ne les étaye.

Aucune de ces images ne prouvait l’existence d’un stock physique d’or, d’un portefeuille géré ou d’une structure financière réelle. Elles étaient destinées à court-circuiter l’analyse rationnelle de l’épargnant en jouant sur des associations émotionnelles positives. Face à ce type de mise en scène, la règle reste la même : l’image d’un lingot ne remplace ni un prospectus, ni un agrément, ni un interlocuteur identifiable.

Les recours ouverts aux personnes ayant versé des fonds à Fondsfiables

La première démarche consiste à rassembler l’ensemble des preuves disponibles : captures d’écran de la vitrine, courriels et messages reçus ou envoyés, relevés bancaires et justificatifs de tout virement effectué. Ces éléments constituent la base d’un dossier exploitable, quelle que soit la procédure envisagée ensuite. Vient ensuite le signalement écrit à sa propre banque, sans délai, afin de signaler un possible virement frauduleux et d’explorer les voies de remboursement ouvertes. La plainte pénale, enfin, permet de constituer un dossier formel et d’enclencher une enquête.

BrokerDefense consacre au dépôt de plainte pénale une page dédiée aux plaintes pénales qui détaille les démarches à suivre.

Deux autres dossiers de placements non autorisés, l’un adossé à l’or et l’autre classé parmi les biens divers, ont également été documentés : celui de Hlf Gestion Or, une vitrine sur l’or elle aussi inscrite sur la liste noire de l’AMF, et celui de Financière MCM, un faux placement en biens divers rayé du registre.

Contactez notre service d’aide aux victimes

L’issue d’une procédure judiciaire menée pour une escroquerie à l’investissement dans les métaux précieux montre qu’un dossier peut aboutir même lorsque la vitrine mise en cause n’offrait aucune identité à saisir : le tribunal judiciaire de Perpignan a prononcé une condamnation à des dommages-intérêts, au terme d’environ dix-huit mois de procédure. Maître Denitza Gueorguieva, avocate au barreau de Lyon et avocate partenaire de BrokerDefense, a suivi cette affaire jusqu’à son dénouement et en détaille les enseignements. Un tel résultat suppose que les victimes puissent documenter précisément leur préjudice, pièces à l’appui.

Fondsfiables.fr : les questions que se posent les épargnants

La vitrine Fondsfiables était-elle autorisée à proposer des placements ?

Non. Le nom fondsfiables.fr figure sur la liste noire des sites non autorisés publiée par l’AMF, sous la qualification « Biens divers / Or », avec une inscription datée du 4 juillet 2024. Une telle inscription désigne un site qui propose des placements sans y être autorisé, et non une société contrôlée par le régulateur.

Le site fondsfiables.fr existe-t-il encore ?

Non. Le nom ne répond plus et ne figure plus au registre des noms de domaine de l’extension .fr. Ses copies archivées s’arrêtent le 9 juillet 2024, quelques jours avant notre enquête du 13 juillet 2024 : la façade a été abandonnée après avoir servi à recueillir des fonds.

Que peut faire une personne ayant versé des fonds en croyant investir dans l’or sur Fondsfiables ?

Il faut d’abord rassembler toutes les traces disponibles : captures d’écran de la vitrine, courriels et messages échangés, relevés bancaires et justificatifs de virement. Vient ensuite le signalement écrit à sa propre banque, sans attendre, puis l’examen d’une plainte pénale afin de constituer un dossier exploitable. BrokerDefense propose une évaluation de la situation aux personnes concernées.

Fondsfiables.fr a proposé, pendant six mois, un prétendu placement dans l’or à des épargnants qui n’avaient aucun moyen de vérifier l’identité de l’opérateur, l’existence d’un stock réel ou la solidité des rendements annoncés. Le nom est aujourd’hui rayé du registre de l’extension .fr et inscrit sur la liste noire de l’AMF : celles et ceux qui ont versé des fonds à cette vitrine se retrouvent face à une façade évanouie, sans adresse de recours directe. Cette situation n’est pas sans issue : les virements effectués laissent des traces exploitables, et un dossier correctement constitué peut ouvrir des procédures concrètes. BrokerDefense propose une évaluation préalable et gratuite de la situation pour les personnes concernées par un placement dans l’or ou les métaux précieux effectué auprès d’un opérateur non identifié.

Article réécrit le 11/09/2026

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

SERVICE DE VÉRIFICATION

Vérifier le destinataire de votre paiement avant d’effectuer votre virement

ÉTUDE DE TRAÇAGE

Litiges cryptoactifs

SERVICES

BROKER DEFENSE

Offres spécifiques en matière de gestion des litiges dans le domaine de l’investissement et des escroqueries financières.

Ceci pourrait vous intéresser