CNI Group avis : la vitrine de trading dénoncée sous plusieurs noms

Dénoncée par BrokerDefense en août 2024, la plateforme de trading CNI Group a de nouveau été signalée en mai 2025, puis ce nom s’est inscrit dans une série plus longue : dès juin 2024, une vitrine présentant la même signature avait été documentée sous le nom Coiny Group. Dans les deux cas, la façade était celle d’une plateforme d’investissement multi-actifs, proposant des CFD, des ETF, des actions et des cryptomonnaies, avec des slogans accrocheurs et une présentation visuelle soignée. Derrière cette apparence, aucune société identifiable, aucune adresse physique, aucun moyen de contact opérationnel et aucune mention légale exploitable n’ont pu être documentés. Le procédé, fondé sur l’affichage de régulations sans numéro vérifiable et sur des promesses de gains rapides, reste documenté par BrokerDefense en 2026.

CNI Group : la même vitrine de trading dénoncée sous plusieurs noms

La dénonciation de CNI Group ne se résume pas à un signalement isolé. Elle s’inscrit dans une séquence documentée par BrokerDefense sur plus d’un an, à travers trois publications distinctes. En juin 2024, l’enquête consacrée à Coiny Group publiée en juin 2024 décrivait une plateforme de trading spécialisée dans les CFD et les cryptomonnaies, affichant des autorisations prétendument délivrées par la FSC de l’île Maurice et l’ASIC d’Australie depuis 2020, sans fournir aucun numéro d’agrément. Deux mois plus tard, le même schéma était retrouvé sous un autre nom, et notre enquête d’août 2024, « Avec CNI Group, toute l’arnaque sous un même toit », relevait une vitrine quasi identique, avec les mêmes autorités affichées et la même absence totale d’identité légale. En mai 2025, BrokerDefense publiait une nouvelle mise en garde sur CNI Group, confirmant que le nom continuait de circuler selon les mêmes procédés.

Pour l’internaute qui cherche à savoir si CNI Group est fiable, la réponse des enquêtes successives est sans ambiguïté : il s’agit d’une vitrine qui emprunte les codes du trading en ligne pour capter des fonds sans jamais révéler l’identité de l’entité qui l’exploite.

Dernière mise à jour : 05/09/2026

Des régulations affichées sans le moindre numéro vérifiable

L’un des éléments les plus constants relevés dans les enquêtes de 2024 est l’affichage de régulations destinées à instaurer une confiance immédiate. Selon l’enquête de juin 2024 sur Coiny Group, la plateforme se réclamait d’une autorisation délivrée par la FSC de l’île Maurice et d’une autre délivrée par l’ASIC d’Australie, en précisant même une date d’entrée en vigueur : 2020. L’enquête d’août 2024 sur CNI Group retrouvait les mêmes références, accompagnées de logos Visa et Mastercard présentés comme des gages de sérieux.

Or, dans les deux cas, aucun numéro d’agrément n’était fourni. Sans numéro, une prétendue autorisation ne peut pas être vérifiée auprès de l’autorité censée l’avoir délivrée. Il s’agit d’un affichage décoratif, conçu pour simuler une légitimité réglementaire que la plateforme ne possède pas. Ce constat, établi dans les enquêtes de 2024, n’a pas été remis en cause par la mise en garde de mai 2025.

L’enquête d’août 2024 notait également la présence du slogan « transformer vos opportunités en profits », tandis que l’enquête de juin 2024 relevait, pour Coiny Group, la formulation « Transformez vos rêves financiers avec le trading ». Ces promesses de rendement, formulées sans aucun avertissement sur les risques réels du trading, font partie des signaux d’alerte reconnus par les autorités financières.

Coiny Group puis CNI Group : l’indice d’une vitrine recyclée

Un détail documenté par l’enquête d’août 2024 mérite une attention particulière : le nom « Coiny Group » apparaissait sur la page de CNI Group. Ce chevauchement de noms, relevé par BrokerDefense comme un indice de réutilisation d’une arnaque antérieure, est cohérent avec la chronologie des publications. La vitrine Coiny Group avait été documentée en juin 2024 ; deux mois plus tard, une nouvelle vitrine baptisée CNI Group présentait la même signature et laissait encore apparaître l’ancien nom.

Cette observation ne permet pas d’affirmer qu’un opérateur unique est à l’origine des deux plateformes : aucune enquête BrokerDefense n’a pu identifier une société, une personne physique ou une structure commune. Ce que les dossiers établissent, c’est la ressemblance frappante entre les deux vitrines : mêmes autorités de régulation citées, même absence d’identité légale, même modèle de promesses, même opacité totale sur l’identité de l’exploitant. Le recyclage de noms dans ce secteur est un procédé connu : une vitrine dénoncée ou désactivée peut réapparaître sous un nouveau nom tout en conservant le même fonctionnement.

Pour les personnes démarchées sous le nom CNI Group ou Coiny Group, cette parenté documentée est un élément de contexte important : le nom affiché sur une plateforme de trading ne garantit ni la continuité d’un interlocuteur ni l’existence d’une structure légale derrière lui.

Ni société identifiable, ni adresse, ni moyen de contact

Au-delà des régulations usurpées, les enquêtes de 2024 et la mise en garde de mai 2025 convergent sur un constat fondamental : l’absence complète d’identité légale. Ni l’enquête sur Coiny Group de juin 2024, ni celle sur CNI Group d’août 2024 n’ont permis de documenter le nom d’une société enregistrée, une adresse physique, un numéro de téléphone, une adresse électronique fonctionnelle ou des mentions légales. La mise en garde de mai 2025 confirmait que cette situation n’avait pas évolué.

Cette absence n’est pas une simple négligence administrative. Pour une personne ayant versé des fonds sur une telle plateforme, elle signifie concrètement qu’il n’existe aucun interlocuteur légal à contacter pour demander le remboursement de ses dépôts, aucune adresse à laquelle adresser une mise en demeure, et aucune autorité de tutelle auprès de laquelle déposer une réclamation fondée sur un numéro d’agrément valide.

Aucun nom de domaine n’a été conservé dans les dossiers BrokerDefense consacrés à ces plateformes. Les avertissements portent sur des noms et des procédés, pas sur des adresses de sites dont la disponibilité peut changer du jour au lendemain.

Le procédé des autorisations offshore, toujours documenté en 2026

Les cas Coiny Group et CNI Group ne sont pas des phénomènes révolus. Le 4 septembre 2026, BrokerDefense publiait l’enquête sur Algobi.com, un vieux nom de domaine recyclé en plateforme de trading : un domaine enregistré depuis huit ans, laissé à l’abandon, puis remis en circulation sous la forme d’une plateforme de trading se réclamant d’une autorisation délivrée aux Seychelles, sans portée en Europe. Le procédé est comparable : une autorisation offshore affichée pour simuler une légitimité réglementaire, en l’absence de toute identité légale vérifiable.

Ce cas, documenté par BrokerDefense dans cette enquête de septembre 2026, confirme que le modèle de la vitrine de trading aux régulations décoratives n’appartient pas au passé. Il reste actif, sous des noms et des formes variées, et continue d’exposer des épargnants à des pertes financières réelles.

Le réflexe de prudence recommandé reste le même : avant tout versement sur une plateforme de trading, consulter les listes noires et mises en garde de l’AMF. Une plateforme absente des registres officiels et incapable de fournir un numéro d’agrément vérifiable ne présente aucune garantie de restitution des fonds déposés. Se méfier également des offres de trading non sollicitées, qu’elles arrivent par téléphone, par messagerie ou par les réseaux sociaux.

CNI Group : que faire après un dépôt de fonds ?

Les personnes qui ont versé des fonds sur une plateforme présentée sous le nom CNI Group, ou sous le nom Coiny Group, se trouvent dans une situation où l’absence d’identité légale de leur interlocuteur complique sérieusement toute démarche de récupération. Plusieurs étapes restent néanmoins possibles et doivent être engagées sans tarder.

La première consiste à réunir toutes les preuves disponibles : captures d’écran de la plateforme et des échanges, relevés de virements, confirmations de dépôts, historiques de messagerie. Ces éléments sont indispensables à toute démarche judiciaire ou de signalement. Il convient ensuite de signaler les opérations à sa banque, en indiquant explicitement qu’elles ont été effectuées au profit d’une plateforme de trading dépourvue d’identité légale vérifiable. Un dépôt de plainte auprès des autorités compétentes est également recommandé : BrokerDefense propose des informations sur la démarche pour porter plainte. Pour une première analyse de la situation, la page de demande d’assistance de BrokerDefense permet d’exposer les faits et d’obtenir une orientation.

Pour les victimes d’escroqueries au trading, l’action judiciaire peut aboutir à une reconnaissance du préjudice subi. Maître Goce Novakov, avocat au barreau de Paris et avocat partenaire de BrokerDefense, illustre concrètement ce que ces procédures peuvent produire : dans la vidéo ci-dessous, il présente des décisions obtenues devant les tribunaux du Mans et de Toulouse, qui ont permis l’indemnisation de personnes trompées par de fausses plateformes d’investissement et la condamnation de banques pour manquement à leur devoir de vigilance sur des virements frauduleux.

CNI Group : vos questions

CNI Group est-il une arnaque ?

CNI Group a été dénoncé par BrokerDefense en août 2024, puis de nouveau en mai 2025. Les enquêtes successives ont relevé les mêmes caractéristiques : des régulations affichées (FSC de l’île Maurice, ASIC d’Australie) sans aucun numéro d’agrément vérifiable, aucune société identifiable, aucune adresse physique, aucun moyen de contact et aucune mention légale. Une vitrine présentant la même signature avait déjà été documentée en juin 2024 sous le nom Coiny Group. Aucun nom de domaine n’a été conservé dans le dossier, car les avertissements portent sur un nom et un procédé. Ce procédé reste documenté par BrokerDefense en 2026.

CNI Group et Coiny Group sont-ils liés ?

Les enquêtes de juin 2024 et d’août 2024 décrivaient deux vitrines à la signature quasi identique : mêmes autorités de régulation citées (FSC de l’île Maurice et ASIC d’Australie), même absence d’identité légale et de moyens de contact, mêmes promesses de gains rapides. L’enquête d’août 2024 a en outre relevé que le nom « Coiny Group » apparaissait sur la page de CNI Group, un indice interprété comme un signe de réutilisation d’une vitrine antérieure. Aucune enquête BrokerDefense n’a toutefois permis d’identifier un opérateur unique derrière ces deux noms : la ressemblance est documentée, mais aucune structure commune n’a pu être établie.

J’ai versé des fonds sur CNI Group, que faire ?

Cessez tout nouveau versement et ne donnez pas suite aux sollicitations visant à vous faire déposer des fonds supplémentaires. Conservez toutes les preuves disponibles : captures d’écran de la plateforme et des échanges, relevés de virements, confirmations de dépôts et historiques de messagerie. Signalez les opérations à votre banque en précisant qu’elles ont été effectuées au profit d’une plateforme sans identité légale vérifiable. Vous pouvez également porter plainte auprès des autorités compétentes et contacter BrokerDefense via sa page de demande d’assistance pour une première analyse de votre situation.

Les personnes qui ont pu verser des fonds sur une plateforme présentée sous le nom CNI Group se trouvent face à un interlocuteur sans identité légale documentée, ce qui rend toute réclamation amiable particulièrement difficile. Les enquêtes publiées par BrokerDefense en 2024 et confirmées en 2025 sont sans ambiguïté : CNI Group, comme Coiny Group avant lui, est une vitrine frauduleuse à éviter. Le procédé qui consiste à afficher des autorisations offshore sans numéro vérifiable, à promettre des rendements sans révéler l’identité de l’exploitant et à supprimer tout moyen de contact réel continue d’être documenté en 2026. Face à une telle plateforme, la prudence impose une évaluation préalable : BrokerDefense reste disponible pour analyser toute situation et orienter les personnes concernées vers les démarches adaptées.

Article réécrit le 05/09/2026.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

SERVICE DE VÉRIFICATION

Vérifier le destinataire de votre paiement avant d’effectuer votre virement

ÉTUDE DE TRAÇAGE

Litiges cryptoactifs

SERVICES

BROKER DEFENSE

Offres spécifiques en matière de gestion des litiges dans le domaine de l’investissement et des escroqueries financières.

Ceci pourrait vous intéresser